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Syrie / France

Nicolas Sarkozy fait son retour avec le dossier syrien

Nicolas Sarkozy passe en revue la garde d'honneur en compagnie du président syrien Bachar el-Assad à Damas, le 3 septembre 2008.
Nicolas Sarkozy passe en revue la garde d'honneur en compagnie du président syrien Bachar el-Assad à Damas, le 3 septembre 2008. (Photo : AFP)
Texte par : RFI Suivre
5 mn

La polémique enfle en France, ce mercredi 8 août 2012 après le coup de téléphone de Nicolas Sarkozy au président du Conseil national syrien, Abdel Basset Sayda. Les socialistes jugent inopportun et inélégant que l'ancien chef de l'Etat s'exprime sur ce dossier. L'opposition, elle, attaque François Hollande pour son attentisme.

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Nicolas Sarkozy effectue un retour remarqué dans l'arène politique en choisissant de s'exprimer sur le dossier syrien. L'ancien chef de l'Etat français demande une action rapide de la communauté internationale et voit de grandes similitudes avec ce qui s'est passé en Libye.

Nicolas Sarkozy a pris l'initiative de s'entretenir par téléphone avec le président du Conseil national syrien. Les deux hommes, dans un bref communiqué conjoint, disent partager une complète convergence de leurs analyses sur la gravité de la crise et sur la nécessité d'une intervention.

L’UMP dénonce un « attentisme criminel »

Jean-Christophe Cambadélis, le secrétaire national du PS à l’Europe et à l’International juge ce coup de téléphone « inopportun et inélégant ». Il rappelle que Nicolas Sarkozy avait reçu en grande pompe Bachar el-Assad en 2008 à Paris.

Pour le député socialiste de Paris, la France est actuellement à l'avant garde du soutien à la révolution syrienne. Plus tôt dans la journée l'UMP, par l'intermédiaire de Philippe Juvin, avait critiqué les positions de François Hollande en estimant que son « attentisme » devenait « criminel ».

Le Quai d'Orsay refuse la polémique

Aucun commentaire : le Quai d'Orsay refuse d'entrer dans la polémique et préfère souligner son action en Syrie. D'abord sur le plan sécuritaire : la France a annoncé mercredi une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU -qu'elle préside-, le 30 août, à New York. Vincent Floréani, porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères, en précise l'objectif : « c’est d’abord faire en sorte que le Conseil de sécurité puisse traiter de l’affaire syrienne, qui est extrêmement grave, qui a des conséquences pour les pays de la région, donc essayons de trouver les moyens d’avoir un débat au Conseil de sécurité, d’agir pour le peuple syrien. »

Le Quai d'Orsay déclare aussi s'impliquer sur le plan humanitaire. François Hollande a convenu mercredi avec le roi jordanien, Abdallah II, que la France enverrait une aide médicale d'urgence - aux réfugiés syriens qui se trouvent à la frontière jordano-syrienne. « Dans toute la région on parle de plusieurs centaines de milliers de réfugiés et puis il y a des gens blessés dans les combats, en particulier les gens blessés par balle. Nous avons déjà une équipe de précurseurs qui est partie et demain ou après-demain, des moyens médicaux devraient partir. Mais nous agissons en liaison avec les autorités jordaniennes et les organisations qui travaillent sur place », ajoute Vincent Floréani.

Le 15 août, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, se rendra en Jordanie. Il ira ensuite au Liban et en Turquie, pour examiner la situation des réfugiés syriens.

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