16e sommet des non-alignés

Non-alignés: après les propos du président égyptien, les Syriens quittent la réunion

Ban Ki-moon et le président iranien Ahmadinejad à la tribune du 16e sommet des non-alignés, le 30 août 2012.
Ban Ki-moon et le président iranien Ahmadinejad à la tribune du 16e sommet des non-alignés, le 30 août 2012. REUTERS/Majid Asgaripour/Mehr News Agency

Le seizième sommet des non-alignés de Téhéran avait commencé, ce jeudi 30 août, depuis deux heures à peine, que déjà il était orageux et tourmenté. Les représentants de la Syrie ont quitté la salle de réunion. Ils tenaient ainsi à protester contre les propos que venait de tenir le président égyptien. Mohamed Morsi, en effet, a qualifié le pouvoir de Bachar el-Assad de régime oppressif et il a salué la lutte du peuple syrien.

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La condamnation du régime syrien par le président égyptien n’est pas une première. Il l’avait déjà fait dès son premier discours de président élu devant une centaine de milliers de ses supporters sur la célèbre place Tahrir. Une prise de position qui va dans le sens de l’opinion publique égyptienne mais aussi dans le sens de l’organisation internationale des Frères musulmans.

Il ne faut pas oublier que Morsi est issu de la confrérie tout comme une partie importante des révolutionnaires syriens. Mais il y a aussi les alliances avec les pays du Golfe foncièrement hostiles au régime de Bachar el-Assad, dont l’Arabie Saoudite que le président Morsi a visité à deux reprises, dont l’une à l’occasion d’un sommet islamique qui a condamné Damas.

Il y a aussi les relations avec le Qatar dont l’émir est le seul chef d’Etat à avoir visité l’Egypte depuis la prise de pouvoir par les Frères musulmans. Qatar et Arabie Saoudite qui sont, pour l’instant les deux grands bailleurs de fonds arabes de l’Egypte. Des bailleurs de fonds auxquels il faut ajouter les Etats-Unis qui, eux aussi, sont des adversaires du régime Assad.

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