Syrie / ONU

Le médiateur Lakhdar Brahimi s'apprête à reprendre le délicat dossier syrien

Lakhdar Brahimi, représentant de l’ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie.
Lakhdar Brahimi, représentant de l’ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie. REUTERS/J.C. McIlwaine/UN Photo/Handout

Le médiateur de l’ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie prend ses fonctions ce samedi 1er septembre. Après le passage de relai avec Kofi Annan, Lakhdar Brahimi se rendra au Caire pour discuter avec Nabil al-Arabi, le secrétaire général de la Ligue arabe. Il prendra par la suite le chemin de Damas. Pourtant, Lakhdar Brahimi reconnaît lui-même que sa stratégie n’est pas encore au point.

Publicité

Lakhdar Brahimi se donne du temps pour prendre connaissance du dossier syrien. Il joue la carte de la prudence et quelque part il a raison. A peine a-t-il accepté cette mission qu’il a été critiqué de toutes parts. Il subit à la fois les foudres de l’opposition syrienne et du régime de Bachar el-Assad.

Lakhdar Brahimi sait à quoi s’attendre, il est surnommé « l’homme des missions impossibles ». Il a déjà occupé le poste d’émissaire des Nations unies pour résoudre des conflits au Liban, en Irak ou encore en Afghanistan. Mais il le dit lui-même : « Je n’ai pas de baguette magique ».

Toutefois, il a à sa disposition un plan de paix tout prêt, celui de Kofi Annan qui n’a jamais été appliqué et dans lequel il pourra puiser. La situation actuelle en Syrie pourra également jouer en faveur de Lakhdar Brahimi. Depuis quelques jours, le régime laisse transparaître des signes d’essoufflement.

Pour la première fois la semaine dernière, le vice-Premier ministre syrien a évoqué un éventuel départ de Bachar el-Assad. Il y a aussi les nombreuses défections qui affaiblissent le pouvoir. Même si Damas prétend le contraire.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail