Turquie / Syrie

La situation aux frontières préoccupe le Conseil national syrien

Des soldats turcs postés à la frontière avec la Syrie, après que les premiers obus sont tombés sur  le village d'Akcakale, le 5 octobre 2012.
Des soldats turcs postés à la frontière avec la Syrie, après que les premiers obus sont tombés sur le village d'Akcakale, le 5 octobre 2012. REUTERS/Murad Sezer

Au lendemain des bombardements qui ont tué près de 95 personnes, notamment à Alep et Homs, les tensions restent vives également aux frontières. Un nouveau tir d'artillerie venu de Syrie a frappé ce samedi matin 6 octobre la province turque de Hatay. Ce qui a provoqué une nouvelle riposte de l'armée turque. La situation aux frontières est au centre des préoccupations du Conseil national syrien, principal courant politique de l’opposition.

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L'incident s'est produit près du village turc de Güveççi, tout proche de la frontière syrienne. Selon l'agence officielle turque, l'obus de canon a atterri sur un terrain vague non loin d'un poste de gendarmerie et n'a pas fait de victimes. Ankara a immédiatement riposté par des tirs d'artillerie.

Depuis le tragique incident de mercredi 3 octobre qui a coûté la vie à cinq civils turcs dans un autre village frontalier, la Turquie répond désormais systématiquement aux tirs syriens.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a prévenu vendredi que la Turquie n'était « pas loin » d'une guerre, des mots qui ont immédiatement fait réagir la Russie qui a lancé un appel au calme.

Depuis Istanbul, le Conseil national syrien a appelé le régime de Bachar el-Assad à assumer entièrement ses bavures. Pour Abdel Basset Sayda, président du CNS, Damas veut étendre la crise syrienne pour la transformer en conflit régional.

La Turquie nous a ouvert ses portes, elle a accueilli les réfugiés syriens [...] Aujourd'hui, ce régime tyrannique s'en prend à ce pays [...] Il doit faire face à présent

Abdel Basset Sayda

Menace d'exécution d'otages iraniens

Plus au sud, l'armée régulière syrienne continuent de bombarder les bastions rebelles. Alep notamment, mais aussi Homs dans le centre du pays, où l'opposition syrienne rapporte des affrontements entre rebelles et soldats dans les quartiers tenus par les insurgés.

Les insurgés disent avoir abattu vendredi un hélicoptère près de Damas, dans le secteur de la Ghouta orientale. Dans cette banlieue de la capitale, l'Armée syrienne libre menace d'exécuter une dizaine d'otages iraniens si l'armée ne se retire pas de la Ghouta. L'utimatum expire ce samedi.

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