Accéder au contenu principal
SYRIE

Les attentats à la bombe frappent les institutions au coeur de Damas

Une bombe a explosé dans le parking du quartier général de la police, à Damas, le 7 octobre.
Une bombe a explosé dans le parking du quartier général de la police, à Damas, le 7 octobre. REUTERS/SANA/Handout
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Un nouvel attentat à la voiture piégée a visé, dimanche 7 octobre, le quartier général de la police, au coeur de Damas. Les attaques de ce genre se multiplient et sont généralement revendiquées par deux groupes proches d'al-Qaïda. Par ailleurs, le Qatar et l'Arabie Saoudite ont tenu à réaffirmer ce week-end qu'ils n'étaient pas les fournisseurs en armes lourdes des rebelles syriens. Leurs déclarations sont relatées par le quotidien américain New York Times.

Publicité

Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

L’attentat contre le quartier général de la police à Damas intervient deux semaines après l’attaque-suicide menée contre le siège de l’état-major de l’armée. Il montre que plus aucune une institution militaire et sécuritaire du régime n’est à l’abri des attaques rebelles. Les insurgés disposent de moyens logistiques et humains leur permettant de frapper en plein cœur de la capitale de jour comme de nuit.

L’attentat contre le quartier général de la police a eu lieu dimanche soir 7 octobre dans l’avenue Khaled Ibn Al-Walid, dans le centre de Damas. L’explosion a été entendue à plusieurs kilomètres à la ronde et les vitres des appartements ont volé en éclats dans un rayon de 50 mètres.

Les habitants du quartier, interrogés par des médias libanais, ont raconté que l’attentat aurait été perpétré par un kamikaze qui était au volant d’une camionnette. Dans un scénario devenu classique, l’explosion a été suivie de tirs nourris d’armes automatiques.

La plupart des attentats de ce type sont revendiqués par le Front al-Nosra et le Rassemblement des partisans de l'islam (Tajamo Ansar al-islam), deux groupes proches d’al-Qaïda.

Le Conseil de sécurité avait condamné le triple attentat-suicide revendiqué par le Front al-Nostra à Alep le 3 octobre, des attentats qualifiés de terroristes par les Nations unies.

L'aide militaire aux rebelles toujours pas à l'ordre du jour

De notre correspondante à Doha, Laxmi Lota

Les Etats-Unis ont toujours émis des réserves quant à l'armement des rebelles en Syrie. Ils craignent que ces armes ne finissent entre les mains de terroristes.

Face à cet argument, un responsable arabe sous couvert d'anonymat a répondu : « Nous espérons convaincre nos alliés qu'il est possible de livrer des lance-missiles portatifs sol-air et d'autres types d'armes lourdes sans que celles-ci finissent dans l'arsenal de terroristes et autres jihadistes. »

Selon Khalid al-Attiyah, le ministre d'Etat qatarien aux Affaires étrangères, à un moment, les rebelles auront forcément des armes lourdes. Mais, il ajoute : « D'abord, nous avons besoin du soutien des Etats-Unis, et de préférence de l'ONU. »

Lors de la 67e assemblée générale de l'ONU le mois dernier, l’émir du Qatar avait lancé un appel pour que « les pays arabes interviennent conformément à leurs devoirs, humanitaire, politique et militaire pour mettre fin au bain de sang en Syrie ». Mais, une telle décision n'a pas été entérinée pour l'instant.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.