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Syrie

Syrie: un nouveau front s'est ouvert dans Damas, bombardée, et sa banlieue

Immeubles détruits à Damas où pour la première fois l'aviation loyaliste a bombardé des positions rebelles, le 30 octobre 2012.
Immeubles détruits à Damas où pour la première fois l'aviation loyaliste a bombardé des positions rebelles, le 30 octobre 2012. AFP/Shaam News Network
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Pour la première fois dans le conflit syrien qui dure maintenant depuis 19 mois, l'aviation a bombardé la capitale Damas. Quelques heures plus tôt, l'Armée syrienne libre avait revendiqué la mort d'un général de l'armée de l'air, le général al-Khalidi abattu en pleine rue. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) déplore un bilan non définitif de 123 morts ce mardi sur tout le territoire syrien. 

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Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Pour la première depuis l'entrée en action de l'aviation, il y a trois mois, un chasseur-bombardier de l'armée syrienne a mené mardi 30 octobre 2012 un raid contre le quartier de Jobar, dans l'est de Damas. L'appareil a largué quatre bombes dont les fortes explosions ont retenti dans toute la capitale.

La veille, diverses sources à Damas avait rapporté que des centaines de rebelles commençaient à se rassembler à Jobar, où ils ont érigé des barricades dans les rues, amassé des munitions et installé des hôpitaux de campagne. C'est sans doute pour empêcher l'ouverture de ce nouveau front à l'intérieur de la capitale que le régime a utilisé l'aviation.

Les banlieues de Damas étaient aussi le théâtre de violents affrontements, ce mardi toujours. Les combats les plus violents ont eu lieu dans une ceinture allant d'est en ouest, en passant par le nord, sur une profondeur de 5 à 12 kilomètres. Les localités touchées par les combats ou les raids s'appellent Zamalka, Erbine, Douma et Rokneddine. Dans ce dernier secteur, un membre de l'état-major de l'armée de l'air, le général Abdallah Mahmoud al-Khalidi, a été abattu par des inconnus. Les médias officiels ont accusés les rebelles.

De violents combats ont aussi eu lieu dans le camp palestinien de Yarmouk entre des insurgés et des combattants palestiniens du FPLP-CG d'Ahmad Jibril, un fidèle allié du régime syrien.

Réactions internationales

Face à la dégradation de la situation, le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a rejeté l'appel de son homologue russe à ouvrir un dialogue avec le président Bachar el-Assad et le Qatar, pays qui soutient les insurgés, a accusé le régime syrien de mener une «guerre d'extermination» contre son peuple. Le Premier ministre du Qatar, Hamad Ben Jassem Al-Thani, a aussi accusé la communauté internationale de donner un «permis de tuer» à Bachar el-Assad en raison de son impuissance à agir.

Lakhdar Brahimi, le médiateur international, poursuit lui sa mission de bons offices et après Moscou, il s'est rendu à Pékin ce mardi.

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