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Gaza: la trêve annoncée n'est toujours pas conclue

Incendies consécutifs à des tirs de l'armée israélienne à Gaza, le 20 novembre 2012.
Incendies consécutifs à des tirs de l'armée israélienne à Gaza, le 20 novembre 2012. REUTERS/Mohammed Salem
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Les bombardements israéliens ont continué durant toute la nuit du mardi 20 au mercredi 21 novembre à Gaza, tout comme les tirs de roquettes palestiniens qui ont tué deux Israéliens dont un soldat. Dans ce contexte, les négociations pour l’instauration d’une trêve se poursuivent et, d’après le Hamas, leur issue pourrait être annoncée par l’Egypte. La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton est en Cisjordanie ce mercredi pour rencontrer le président palestinien Mahmoud Abbas.

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Avec notre envoyé spécial à Gaza, Mouhssine Ennaimi

Toute la nuit, les hostilités ont continué avec des bombardements israéliens et des tirs de roquettes côté palestinien. Dans le ciel, ce mercredi matin, on entendait des drones bourdonner, alors que dans la nuit, des hélicoptères ont patrouillé et tiré des missiles. La marine est toujours déployée le long de la côte et plusieurs avions de chasse israéliens F16 ont également volé à basse altitude cette nuit.

Vers 2h30 du matin, il y a eu une lueur rouge, quelques secondes avant que les vitres de l’hôtel dans lequel je me trouve ne soient soufflées. Dans l’escalier, toutes les fenêtres ont volé en éclats. Plusieurs véhicules dans le parking ont été endommagés. Il y a maintenant une vingtaine de mètres derrière le bâtiment, un cratère d’une largeur d’environ quinze mètres.

En quelques minutes, la vingtaine de journalistes étrangers et la vingtaine de journalistes palestiniens se sont retrouvés dans l’entrée de l’hôtel. Chacun avait son gilet pare-balles et son casque sur la tête, la plupart étaient stupéfaits qu’un tir ait pu avoir lieu si près de l’hôtel, dont tout le monde sait – le Hamas, mais aussi l’armée israélienne – qu’il abrite beaucoup de journalistes.

Macabre comptabilité

Un jeune soldat de Tsahal a été tué ce mardi 20 novembre, ainsi qu'un civil israélien, victimes de tirs de roquettes en provenance de Gaza. Côté palestinien, selon le représentant palestinien à l'ONU, le nombre de victimes palestiniennes depuis le début de l'opération « Pilier de défense » serait de 140 tués et de 950 blessés.

Le représentant palestinien tente d'obtenir une condamnation de l'opération militaire israélienne par le Conseil de sécurité des Nations unies. Une réunion publique sur la situation à Gaza devrait se tenir à l'ONU ce mercredi 21 novembre.

Alors qu’Hillary Clinton a réaffirmé l’engagement des Etats-Unis pour la sécurité d’Israël, ce mercredi, et que la secrétaire d’Etat américaine doit rencontrer le président palestinien Mahmoud Abbas ce mercredi matin, les tractations autour d’une trêve dans le conflit qui oppose Israël au Hamas et aux groupes armés palestiniens se poursuivent.

Avec notre envoyé spécial à Gaza, Mouhssine Ennaimi

La trêve annoncée mardi est finalement reportée à ce mercredi 21 novembre. Le Hamas a d’ailleurs déclaré que si la trêve devait avoir lieu, elle serait annoncée par l’Egypte, coupant court à toutes les rumeurs qui ont circulé mardi soir. Le mouvement palestinien ajoute également qu’Israël n’a toujours pas répondu aux propositions faites par le médiateur égyptien.

Parmi les points de désaccord figurent une zone tampon dans la zone de Gaza, que l’Etat hébreu voudrait contrôler, un assouplissement de l’embargo imposé par Israël dans la bande de Gaza, ainsi que le contrôle des armes qui entrent par le tunnel de contrebande. L’idée est que cette trêve soit pérenne, à la différence de toutes celles qui ont eu lieu ces derniers mois et qui ont parfois duré à peine quelques jours.

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