Syrie

Crise syrienne: l'horreur à Homs, ville ravagée par les combats

Dans la ville dévastée de Homs.
Dans la ville dévastée de Homs. REUTERS/Yazan Homsy
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Le régime syrien continuerait de commettre des massacres à huis clos. Ce mardi 16 janvier, une centaine de personnes aurait été tuée près de Homs. L’information n’est rapportée qu’aujourd’hui par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme. L’OSDH, demande aux Nation unies d’envoyer en urgence une commission d’enquête, car, selon elle, les personnes assassinées étaient des civils.

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Des femmes, des enfants, des déplacés pour la plupart : ces civils avaient fui les combats à Homs pour se réfugier dans cette région de vergers. Mardi, les forces gouvernementales ont lancé un assaut contre cette zone située à 5 km du centre ville de Homs : Le carnage semble avoir commencé à ce moment-là ; il durera 24 heures.

Des témoins parlent de familles entières assassinées à l’arme blanche, une véritable boucherie à ciel ouvert. La barbarie ne semble plus avoir de limites. Dans cette même région, des familles se barricadent à l’intérieur de leur maison. Les forces gouvernementales déclenchent des incendies, plusieurs personnes sont brûlées vives.

Paysage en ruines

Après une nuit de massacre, c’est un dans un paysage en ruines que se réveille la région. Les habitants comptent leurs morts ; l’attaque a fait 106 victimes. En Syrie, personne ne parlera de cette nuit d’horreur, à l’exception du quotidien Al Watan, un journal proche du régime. Mais, bien sûr, dans ses colonnes, la version est différente.

L’assaut y est présenté comme une opération contre des hommes armés, des rebelles. Il est d’ailleurs couronné de succès. L’armée fidèle aurait réussi à progresser « remarquablement » aux abords de Homs selon ce journal.

Les services de renseignement, les forces de sécurité et les chabiha ont envahi ce village et ils ont exécuté plusieurs familles (...) Nous avons rassemblé les preuves de cette attaque après leur départ. Ils ont jeté les corps à l'intérieur des maisons, ils n'y font pas attention. Les militants sont venus, ils ont pris des photos et ont filmé la scène. Nous avons ces documents entre nos mains.

Un militant du Réseau syrien des droits de l'homme, qui se trouve dans cette région, confirme qu'une attaque a bien été menée dans la banlieue de Homs

 

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