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Arabie Saoudite

Arabie saoudite : un homme condamné à une peine légère de prison pour le meurtre de sa fille

Fayan al-Ghamadi, le célèbre prédicateur de la télévision saoudienne, a été qualifié de « monstre » par la population.
Fayan al-Ghamadi, le célèbre prédicateur de la télévision saoudienne, a été qualifié de « monstre » par la population. YOUTUBE
Texte par : RFI Suivre
2 mn

En Arabie saoudite, un célèbre prédicateur fait scandale. L'homme a été reconnu coupable du viol et du meurtre d'une fillette de cinq ans, un crime passible de la peine de mort. Sauf que la petite Lama était sa propre fille et selon la loi saoudienne, un homme ne peut pas être condamné à la peine capitale pour le meurtre de son enfant ou de son épouse. Il a donc été condamné à une peine légère de prison et à payer le prix du sang. Dans le pays, c’est la consternation, y compris chez les militantes. Une pétition demandant de rompre toutes relations avec l’Arabie saoudite est même apparue sur le site de la Maison Blanche.

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Avec notre correspondante à Riyad, Clarence Rodriguez

Elle s’appelait Lama, elle n’avait que cinq ans. Elle était le souffre douleur d’un père qui en avait la garde depuis son divorce. Sa mère, Egyptienne, n’avait pas le droit de voir sa fille, elle avait tout juste le droit de passer quelques coups de fil.

La petite fille est restée dix mois en soins intensifs. A son admission à l’hôpital, les traumatismes constatés étaient particulièrement atroces : Lama a été violée, brûlée et torturée par un père barbare. Fayan al-Ghamadi, le célèbre prédicateur de la télévision saoudienne, a été qualifié de « monstre » par la population. Un homme qui prônait le voile intégral pour les petites filles de deux ans pour éviter selon lui le harcèlement sexuel.

C’est la consternation, aussi chez les militantes des droits des femmes. Il faut savoir qu’en Arabie saoudite qui applique la charia, un homme est condamné à mort pour un viol et un meurtre. Sauf s’il viole ou tue son enfant ou son épouse, auquel cas, il doit s’acquitter de son crime en payant le prix du sang.

En clair, Fayan al-Ghamadi a indemnisé la mère de Lama en lui versant 40 000 euros. Face à ce tsunami d’indignation qui a dépassé les frontières du royaume saoudien, un procès en appel devrait se tenir samedi prochain.

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