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Israël / Turquie

Israël et la Turquie normalisent leurs relations diplomatiques

Des commandos de marine israéliens arraisonnent un bateau pro-palestinien, le 4 novembre 2011.
Des commandos de marine israéliens arraisonnent un bateau pro-palestinien, le 4 novembre 2011. REUTERS/Handout/IDF
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Israël et la Turquie normalisent leurs relations, après presque trois années de brouille. Benyamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, a appelé vendredi 22 mars son homologue turc Recep Tayyip Erdogan pour s’excuser de la mort de neuf citoyens turcs lors de l’assaut contre la Flottille pour Gaza en mai 2010. Excuses acceptées par le chef du gouvernement turc. Les deux pays devraient de nouveaux échanger des ambassadeurs, et la Turquie abandonne ses poursuites lancées à l’encontre de militaires israéliens.

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Avec notre correspondant à Jérusalem, Nicolas Falez

Mai 2010. Une flottille fait route vers Gaza, avec l’intention de briser le blocus naval de l’enclave palestinienne. Les commandos de la marine israélienne se lancent à l’abordage des navires. Sur l’un d’eux, le Navi Marmara, des combats éclatent. Neuf militants islamistes turcs sont tués.

L’affaire porte alors un coup sévère à la relation entre les deux pays, alliés très proches depuis les années quatre-vingt-dix, mais dont les liens avaient déjà commencé à se déliter.

Après l’assaut de la flottille, la Turquie expulse l’ambassadeur israélien, et rappelle le sien. Ankara suspend aussi sa coopération militaire avec l’Etat hébreu. En face, la position israélienne semble inflexible : pas question de s’excuser pour la mort des neuf passagers du Navi Marmara.

Ce vendredi 22 mars, surprise : Benyamin Netanyahu décroche son téléphone et présente ses excuses à la Turquie, expliquant que l’issue tragique de l’opération « n’était pas intentionnelle ».

Excuses acceptées par le Premier ministre turc Erdogan, qui annonce de son côté un accord entre les deux pays pour l’indemnisation des victimes.

Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

Le bureau du Premier ministre a confirmé par un simple communiqué l’entretien avec Benyamin Netanyahu. Durant une demi-heure, les deux hommes ont convenu de la nécessité de renouer des relations bi-latérales fortes, mais sans donner aucun délai pour formaliser cette normalisation.

Tayyip Erdogan a bien accepté, au nom du peuple turc, les excuses présentées par Benyamin Netanyahu. Les deux chefs de gouvernement ont convenu d’établir le montant de l’indemnisation promise pour les familles des 9 victimes du Mavi Marmara. Et enfin, troisième condition pour normaliser les relations avec Israël, la fin du blocus de Gaza.

Réponse de M. Netanyahu : les restrictions sur la circulation de matériel à vocation non militaire sont levées et elles le resteront, ce qui clôt le différend et enterre trois ans de gel diplomatique total. Une seule fois, après un tremblement de terre meurtrier en Turquie, M. Netanyahu avait appelé pour présenter ses condoléances, mais cela n’avait pas suffi à faire plier la Turquie, dont la presse a immédiatement salué le triomphe de l’intransigeance.

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