Etats-Unis / Turquie

John Kerry démarre sa tournée internationale en Turquie

John Kerry et son épouse Teresa Heinz Kerry partent pour une tournée internationale. Première embarquement pour Istanbul, le 7 avril 2013.
John Kerry et son épouse Teresa Heinz Kerry partent pour une tournée internationale. Première embarquement pour Istanbul, le 7 avril 2013. REUTERS/Paul J. Richards/Pool
Texte par : RFI Suivre
5 mn

John Kerry a atterri à Istanbul ce dimanche matin. La première escale pour le secrétaire d'Etat américain, dans une tournée internationale de dix jours qui doit l'emmener dès aujourd'hui en Israël, à Jérusalem et en Cisjordanie. Il est ensuite attendu en Grande-Bretagne pour le sommet du G8, puis en Asie. Pour l'heure, il vient de rencontrer le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu.

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John Kerry a pressé la Turquie à normaliser ses relations avec Israël : les deux pays ne se parlaient plus depuis 2010 et l'attaque d'un navire turc par l'armée israélienne, qui avait fait 9 morts. Lors d'une conférence de presse avec le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu, le secrétaire d'Etat américain a insisté : « un pays aussi dynamique et énergique que la Turquie peut avoir un impact profond sur le processus de paix ».

Une annonce qui fait suite aux excuses officielles d'Israël, il y a deux semaines, sous la pression de Barack Obama.

John Kerry devait aussi demander à la Turquie de maintenir ses frontières ouvertes pour les réfugiés syriens. En effet, fin mars, après des heurts dans des camps, le bruit avait couru que certains avaient été renvoyés en Syrie, une information démentie par Istanbul.

Poursuivre le travail d'Hillary Clinton, la crise coréenne en plus

Dès ce dimanche après-midi, le secrétaire d'Etat s'est envolé vers la Cisjordanie et Israël, où il doit « écouter » Mahmoud Abbas puis Benyamin Netanyahu, pour voir s'il est possible de relancer des négociations, depuis longtemps gelées.

Direction ensuite la Grande-Bretagne pour le G8, puis l'Asie : Séoul, Pékin, Tokyo. A l'origine il s'agissait de réaffirmer l'engagement américain dans la région entamé par Hillary Clinton, mais en ces temps de crise nord-coréenne, John Kerry va surtout demander à Pékin de calmer son allié. Il devrait voir assez vite si ses efforts ont abouti.

La Corée du Nord pourrait en effet procéder à un test de missile le 15 avril, le jour anniversaire de la mort du fondateur Kim Il-Sung. John Kerry devrait être à ce moment-là dans l'avion du retour vers Washington.

Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

La situation en Syrie a été au centre des entretiens de John Kerry, qui a réaffirmé sa volonté de voir partir le président syrien Bachar el-Assad.

« La Turquie peut jouer un rôle clef au Proche-Orient », a dit John Kerry, et notamment sur le dossier syrien, où les gouvernements turc et américain sont au diapason.

Il a également ajouté : « je remercie le Premier ministre pour la pression constante que le gouvernement turc exerce sur le régime de Bachar el-Assad qui, comme nous le disons tous deux avec insistance, doit partir. Les États-Unis et la Turquie vont continuer à coopérer dans le but partage d’une transition pacifique en Syrie. Nous sommes toujours aussi résolus à renforcer la pression sur le président Assad pour qu’il change d’avis et aide à une transition pacifique ; mais cela peut s’avérer impossible, et dans ce cas, nous ne resterons certainement pas inactifs, et ne le laisserons pas continuer à faire ce qu’il fait au peuple syrien ».

Une mise en garde à peine voilée, mais assortie d’aucune annonce en matière, par exemple, d’aide à l’armement de la rébellion, ce qu’elle attend pourtant depuis longtemps de la communauté internationale.

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