ETATS-UNIS/ TERRITOIRES PALESTINIENS

Washington regrette la démission du Premier ministre palestinien Salam Fayyad

John Kerry, Le secrétaire d'État américain avait demandé au président Abbas de maintenir Fayyad à son poste..
John Kerry, Le secrétaire d'État américain avait demandé au président Abbas de maintenir Fayyad à son poste.. Reuters
Texte par : RFI Suivre
2 mn

L’annonce de la démission du Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, a été accueillie avec regret par l’administration de Barack Obama. Cette denière le considérait comme un partenaire solide dans les négociations israél-arabe.

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Washington n’a pas tari d’éloges à l’égard de Salam Fayyad. Caitlin Hayden, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale l’a qualifié de « partenaire fort pour la communauté internationale et de leader pour la promotion de la croissance économique, la constitution de l’Etat et la sécurité du peuple palestinien ».

Le Premier ministre démissionnaire, formé aux Etats-Unis, ancien haut fonctionnaire de la Banque mondiale et du FMI, était le favori de l’Occident, ce qui lui a valu une certaine impopularité dans son pays. Salam Fayyad avait établi des relations étroites avec Hillary Clinton. Son successeur, John Kerry souhaitait d'ailleurs entretenir ces relations.

Le secrétaire d'État américain avait demandé au président Abbas de maintenir Fayyad à son poste. En apprenant sa démission, il a regretté le départ « d'un bon ami » qui avait fait « une différence énorme » et il a souhaité que l’autorité palestinienne choisisse pour lui succéder « la bonne personne » qui puisse continuer à travailler avec les Etats-Unis.

L’avenir du plan de relance économique de la Cisjordanie que projette Kerry pour amener Abbas à retourner à la table des négociations pourrait en dépendre car le Congrès refusera certainement de débloquer les crédits nécessaires si le successeur de Fayyad est considéré comme hostile aux Etats-Unis. Bien des analystes craignent par ailleurs que le départ de Fayyad entrave les efforts de l’administration américaine pour relancer les pourparlers de paix.

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