Jordanie / Syrie

Jordanie : l’opposition islamiste hostile à la présence de troupes américaines dans le pays

Le roi Abdallah II de Jordanie devant le nouveau Parlement, le 10 février 2013, à Amman.
Le roi Abdallah II de Jordanie devant le nouveau Parlement, le 10 février 2013, à Amman. REUTERS/Ali Jarekji
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Des troupes étrangères ne sont pas les bienvenues en Jordanie. L’armée du royaume est capable de défendre le territoire national, soulignait le texte du communiqué du Front islamique du salut. Le département de la Défense américain avait admis, le 17 avril, préparer l’envoi de 200 hommes pour aider le royaume hachémite dans le dossier syrien. L`armée jordanienne a, elle, assuré que ces troupes prendront uniquement part à un exercice commun qui a lieu chaque année.

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Avec notre correspondante à Amman, Angélique Ferat

Le royaume hachémite a 370 km de frontière commune avec la République syrienne bassiste. La visite du président américain Obama, le mois dernier, a coïncidé avec le glissement de la Jordanie vers un soutien plus vocal pour la rébellion syrienne. Jusque-là, le royaume jouait les équilibristes.Il commerçait toujours avec Damas, tout en acceptant sur son territoire des réfugiés syriens dont des centaines de soldats rebelles.

Ce qui a fait pencher la balance, c’est sans doute le flux en hausse constante de réfugiés en Jordanie : 500 000 Syriens sont dans le pays, 12 000 sont arrivés cette semaine. Les combats sont intenses au sud de la Syrie. L’armée rebelle tente de contrôler la zone pour ensuite remonter vers Damas. Une bataille déterminante est donc engagée. L’Armée libre de Syrie, elle, a rappelé des milliers d’hommes refugiés en Jordanie.

La Jordanie souhaite qu`une zone tampon soit établie dans le sud de la Syrie pour y contenir la population qui fuit les combats. Damas ne s’y est pas trompée. Bachar el-Assad a menacé le petit royaume dans une interview télévisée, mercredi dernier. Le président syrien a accusé Amman de jouer avec le feu en laissant passer des centaines de soldats rebelles, ainsi que des jihadistes.

Le royaume jordanien est fragile, a-t-il rappelé, et il peut, lui aussi, être déstabilisé par al-Qaïda. Les salafistes jordaniens assurent que 500 jeunes jordaniens sont partis combattre en Syrie.

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