Egypte

Procès Moubarak: aussitôt ouvert, aussitôt reporté

Sur la pancarte d'une pro-Moubarak, devant le palais de justice: «Moubarak, homme de guerre et de paix». Le Caire, le 11 mai 2013.
Sur la pancarte d'une pro-Moubarak, devant le palais de justice: «Moubarak, homme de guerre et de paix». Le Caire, le 11 mai 2013. REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

Le procès d'Hosni Moubarak a été une fois de plus ajourné et reporté ce samedi 11 mai. L'ancien président égyptien comparaîtra maintenant le 8 juin pour répondre de la répression du soulèvement qui a mis fin à son régime en février 2011.

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Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

C’est un procès qui reprend à zéro avec les mêmes chefs d’accusations : responsabilité dans le « meurtre » de 846 manifestants, abus de pouvoir et corruption. Des accusations reformulées par le parquet et auxquelles tous les accusés ont répondu « non coupable ».

Une séance qui a été houleuse du fait des protestations des avocats des parties civiles dont le nombre dépasse les 2 000. Certaines familles de victimes ont donné des procurations à plus d’un avocat cherchant à se tailler une réputation de ce procès.

Un procès reporté au 8 juin pour examen des pièces présentées par l’accusation et la défense ainsi que le dossier rajouté par une commission d’enquête spéciale crée par le président élu Mohamed Morsi.

Devant le tribunal, quelques dizaines d’anti et de pro-Moubarak, encadrés par un millier de policiers, se sont livrés à des joutes verbales.

En fait, la colère de l’opinion publique contre l’ex-président a baissé avec le temps. Une colère qui se reporte sur le nouveau régime, qui est impuissant devant la détérioration de l’économie et la hausse des prix et du chômage.

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