Egypte

Egypte: sept policiers et militaires enlevés dans le Sinaï, l'un d'eux libéré

Un véhicule militaire égyptien brûlé après une attaque contre un barrage situé dans le Sinaï, en août 2012.
Un véhicule militaire égyptien brûlé après une attaque contre un barrage situé dans le Sinaï, en août 2012. REUTERS/Amir Cohen

Le président égyptien Mohamed Morsi a tenu une réunion d’urgence avec les ministres de la Défense et de l’Intérieur pour examiner la réponse à donner à l’enlèvement, ce jeudi 16 mai, de trois policiers et quatre militaires dans le Sinaï. Un peu plus tard, une des personnes enlevée a été libérée pour présenter les revendications des ravisseurs. La région proche de Gaza où s’est déroulé l’enlèvement a été bouclée par les forces de l’ordre.

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Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

Selon les premières informations, les auteurs des enlèvements seraient des jihadistes cherchant à échanger les militaires contre des extrémistes musulmans du Sinaï emprisonnés par les autorités. Au Caire, on indique, de source militaire, qu’il n’est pas question de céder au chantage et qu’une opération de grande envergure serait en préparation pour restaurer le contrôle de l’Etat sur une péninsule qui échappe de plus en plus au pouvoir.

Au nord, à la frontière avec Gaza, il y a des centaines de tunnels qui permettent la contrebande de marchandises et d’armes, mais aussi le passage d’hommes dans les deux sens. C’est de Gaza que seraient venus certains des jihadistes qui ont tué 16 militaires égyptiens il y a moins d’un an.

La frontière de plus de 200 kilomètres avec Israël est, elle aussi, mal gardée du fait du manque d’effectifs. Moins de 2 000 hommes, conformément au traité de paix. Récemment, des missiles ont été tirés du Sinaï contre la ville israélienne d’Eilat sans faire de dégâts. Quant au centre du Sinaï, il est devenu un terrain d’entraînement pour jihadistes égyptiens et étrangers.

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