Syrie

Syrie: l'armée syrienne et le Hezbollah assiègent les rebelles à Qousseir

Un combattant de l’opposition syrienne, dans une rue détruite de Deir al-Zor, dans le nord-est du pays.
Un combattant de l’opposition syrienne, dans une rue détruite de Deir al-Zor, dans le nord-est du pays. REUTERS/Khalil Ashawi

Les combats font rage à Qousseir, l'un des bastions de la rébellion dont essaient de s'emparer les forces fidèles à Bachar el-Assad depuis près d'une semaine. Ce samedi 25 mai, selon plusieurs sources, l'armée syrienne et des combattants du Hezbollah ont réussi à pénétrer dans l'ancien aéroport militaire de Dabaa, une position clé pour les insurgés qui tentent de défendre la ville.

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Les informations proviennent à la fois de sources militaires syriennes, et de sources proches de l'opposition. Elles confirment l'avancée de l'armée syrienne, et des combattants du Hezbollah venus lui prêter main-forte, aux dépens de la rébellion.

Appuyées par l'aviation et par des blindés, les troupes loyalistes ont pénétré à l'intérieur d'un ancien aéroport situé à six kilomètres de Qousseir. Une position essentielle, car sans elle, la rébellion se retrouve totalement encerclée.

D'après des témoignages recueillis sur Internet et selon les informations données par l'OSDH, un réseau proche de l'opposition, l'offensive se serait brutalement accélérée dans la soirée du vendredi 24 mai.

Forces spéciales et combattants du Hezbollah

Selon certains militants, ce sont désormais les forces spéciales et les combattants du Hezbollah qui se trouvent à la tête des opérations.

Pour la rébellion, la perte de Qousseir serait un coup terrible. Cette ville de 25 000 habitants se trouve sur le principal point de passage entre les zones tenues par les insurgés et le Liban.

Pour le régime de Damas, à l'inverse, la reconquête de Qousseir serait une victoire éclatante sur le plan militaire, mais aussi politique. Elle confirmerait en effet que, sur le terrain, le rapport de force est en train de basculer en faveur de Bachar el-Assad.

A Istanbul, le chef par intérim de l'opposition syrienne, George Sabra, a lancé un appel à la « mobilisation », notamment pour aller combattre à Qousseir. Il a également dénoncé la présence de membres de Hezbollah aux côtés des forces loyalistes. Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah libanais, a pour sa part promis une « nouvelle victoire » en Syrie.

« Nous lançons un appel à toutes les forces de la rébellion et à l’armée syrienne libre, nous leur demandons de se mobiliser pour venir en aide, avec les armes et les hommes, à leurs frères qui combattent à Daraya, Maadamia, Wadi Barada, à l’est de Ghouta et dans notre capitale Damas et à Qousseir et Homs », a déclaré, depuis Istanbul, le chef par intérim de l'opposition syrienne, George Sabra, ce samedi 25 mai, avant de qualifier le Hezbollah « d’envahisseurs » : « Un certain nombre de libanais sont envoyés en Syrie en tant qu’envahisseurs, ils reviennent à leur pays morts, dans des cercueils couverts de honte. Aujourd’hui la communauté internationale a mis le parti des envahisseurs sur la liste du terrorisme, le peuple syrien l’a mis lui sur la listes des envahisseurs des traites. »

« Comme je vous ai toujours promis la victoire, je vous en promets une nouvelle », a pour sa part déclaré Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah libanais, adressant sa promesse « aux gens honorables, aux moudjahidines, aux héros », lors d’une cérémonie marquant le treizième anniversaire du retrait israélien du Liban.

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