Syrie / Liban

Les rebelles syriens attaquent le Hezbollah au Liban

Une photo de Bachar el-Assad, sur le pare-brise d’un militant du Hezbollah, dans la ville d’Hermel, bastion du Hezbollah dans la vallée de la Bekaa.
Une photo de Bachar el-Assad, sur le pare-brise d’un militant du Hezbollah, dans la ville d’Hermel, bastion du Hezbollah dans la vallée de la Bekaa. REUTERS/Jamal Saidi

En Syrie, sur le terrain, l’armée de Bachar al-Assad est soutenue par le Hezbollah libanais. Les combattants islamistes ont participé à la reprise de Qousseir, près de la frontière du Liban. Les rebelles promettent de riposter de l’autre côté de la frontière.

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Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Les rebelles n’ont pas tardé à mettre leurs menaces à exécution. Une pluie de roquettes s’est abattue dans la nuit de mercredi à jeudi sur la ville de Baalbek, le fief historique du Hezbollah, dans la plaine de la Bekaa à l’est du Liban. Les tirs proviennent d’une zone montagneuse en Syrie tenue par l’opposition armée.

En début de semaine, quinze rebelles syriens qui installaient des rampes de lancement de roquettes avaient été tués dans une embuscade tendue par le Hezbollah dans ce même secteur. Mais ces montagnes escarpées constituent un refuge idéal pour les insurgés qui connaissent bien la région.

Ces dernières semaines, des dizaines de projectiles s’étaient abattus sur la ville de Hermel, un autre bastion du Hezbollah adossé à la frontière syrienne plus au nord. Les bombardements avaient fait des morts et des blessés. Le 26 mai, deux roquettes s’étaient abattues sur la banlieue sud de Beyrouth. L’attaque avait été revendiquée par un chef de l’Armée syrienne libre (ASL) avant qu’elle ne soit démentie par le porte-parole de celle-ci.

Ces tirs de roquettes ne sont pas les seules manifestations de la contagion de la crise syrienne au Liban. Les tensions entre sunnites et chiites se traduisent dans plusieurs régions du Liban par des incidents parfois sanglants. Les plus graves sont les combats entre miliciens sunnites et alaouites qui secouent la ville de Tripoli dans le Nord. Ils ont fait une quarantaine de morts et plus de 250 blessés depuis la mi-mai.

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