Liban

Liban: à Tripoli, des combats entre l'armée et les miliciens font des dizaines de morts

Des soldats libanais patrouillent dans les environs de Tripoli, au nord du Liban, le 7 juin 2013.
Des soldats libanais patrouillent dans les environs de Tripoli, au nord du Liban, le 7 juin 2013. REUTERS/Stringer

Tripoli est un accès de fixation, une ville où la division des Libanais entre partisans des rebelles syriens et fidèles du président Bachar el-Assad se traduit par de violents combats. Ces heurts ont fait des dizaines de morts et de blessés. Les miliciens sunnites et alaouites s'affrontent alors que l’armée a pris les choses en main pour ramener l'ordre dans la ville.

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Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Le risque de propagation des incidents à d’autres régions s’est aggravé ces derniers jours à cause des combats dans la région syrienne de Qousseir. C’est cette peur d’un embrasement général qui a poussé l’armée à agir.

Après s’être contentées de s’interposer entre les protagonistes, les troupes régulières ont décidé de sévir. Des milliers de soldats, appuyés par des unités d’élite, se sont déployées dans la ville, ont perquisitionné les dépôts d’armes aussi bien dans les quartiers contrôlés par les miliciens sunnites que dans le fief des combattants alaouites.

 Bataille triangulaire

Une sorte de bataille triangulaire a eu lieu dans la ville, y compris dans des quartiers jusque-là épargnés. Les miliciens sunnites et alaouites s’affrontent et en même temps tirent sur les militaires. Ceux-ci ne se contentent plus de riposter, mais passent à l’attaque pour chasser les combattants des rues, arrêter ceux qui résistent et rétablir le calme.

Avant de passer à l’acte, l’armée libanaise a publié un communiqué dramatique. Elle a mis en garde contre un complot visant à entraîner le Liban dans une guerre absurde et a prévenu qu’elle répondra aux armes par les armes. C’est désormais chose faite.

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