Syrie / Qatar

Les Amis de la Syrie évoquent des «décisions secrètes»

Réunion à Doha des onze pays « Amis de la Syrie », ce samedi 22 juin. De gauche à droite : Khalid al-Attiyah, ministre qatarien du Commerce, Hamad bin Jassim bin Jaber Al Thani, Premier ministre qatarien, et John Kerry, secrétaire d’Etat américain.
Réunion à Doha des onze pays « Amis de la Syrie », ce samedi 22 juin. De gauche à droite : Khalid al-Attiyah, ministre qatarien du Commerce, Hamad bin Jassim bin Jaber Al Thani, Premier ministre qatarien, et John Kerry, secrétaire d’Etat américain. REUTERS/Jacquelyn Martin/Pool

Les onze pays «Amis de la Syrie», qui se sont réunis ce samedi 22 juin à Doha, au Qatar, ont évoqué l’envoi d’armes aux rebelles syriens à qui ils ont promis une «aide urgente en matériel et en équipements». Mais les détails de cette aide n'ont pas été clairement divulgués par les participants. Le Qatar évoque pour sa part des «décisions secrètes» en faveur des rebelles.

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Avec notre correspondante à Doha, Laxmi Lota

Les pays Amis de la Syrie ont surtout insisté ce samedi 22 juin sur une solution politique. Aucun des onze ministres n'a clairement évoqué l'envoi d'armes aux rebelles. Ils ont parlé d'une « aide renforcée en matériel et en équipement » à l'opposition syrienne, sans précision.

Pour Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, il s'agit « d'aide humanitaire ». Plus de 15 tonnes de médicaments ont ainsi été envoyées vendredi 21 juin par la France. Un envoi qui comprend notamment des traitements contre le gaz sarin.

Pour le Qatar, « la paix devra sans doute passer par les armes »

John Kerry, le secrétaire d'Etat américain, annonce, lui, une nouvelle réunion ces prochains jours, à Genève. Elle se tiendra entre des représentants américains, russes et le médiateur international, Lakhdar Brahimi. Une chance pour la paix, donc.

Le ministre qatarien des Affaires étrangères, Cheikh Hamad Bin Jassem al-Thani, l'a redit. Pour lui, « la paix devra sans doute passer par les armes ». Mais il a aussi ajouté que des « décisions secrètes » avaient été prises lors de cette réunion pour renverser le rapport de force sur le terrain en Syrie.

Tous les pays «amis» n’aideront pas de la même façon

Pour les ministres réunis à Doha, il faut changer l’équilibre des forces sur le terrain. Pour y parvenir, ils ont convenu de fournir d’urgence tout le matériel et les équipements nécessaires à l’opposition, y compris les équipements militaires aussi.

Mais le groupe est divisé sur cette question, et chaque pays le fera à sa manière. Ceux qui veulent envoyer du matériel militaire le feront, ceux qui préfèrent ne pas le faire enverront d’autres équipements. Mais si un pays décide de fournir du matériel militaire à l’opposition, il devra l’envoyer obligatoirement à un destinataire unique : le Haut conseil militaire de l’Armée syrienne libre ( ASL).

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