France / Qatar

La France et le Qatar, une longue et fructueuse amitié

François Hollande a déclaré vouloir apporter de «nouvelles perspectives au partenariat» entre la France et le Qatar, y compris en matière de «coopération de défense», dans une interview publiée dimanche par l'agence QNA.
François Hollande a déclaré vouloir apporter de «nouvelles perspectives au partenariat» entre la France et le Qatar, y compris en matière de «coopération de défense», dans une interview publiée dimanche par l'agence QNA. REUTERS/Fadi Al-Assaad

Ses investissements en France, sa diplomatie active dans la plupart des grands conflits récents, valent au Qatar de faire la Une régulièrement de la presse française. L'Emirat est un partenaire incontournable pour la France, un pays avec lequel les liens avait été renforcés sous la présidence de Nicolas Sarkozy. François Hollande, qui y effectue sa première visite officielle, a souligné la longue amitié entre les deux pays.

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Avec notre envoyé spécial à Doha, Florent Guignard

Le président français était devant les hommes d'affaires qatariens - Reportage

On a parfois pu avoir l’impression que la relation franco-qatarienne était récente, tant Nicolas Sarkozy l’a mise en scène et l’a fortement développée avec «son tempérament», pour reprendre un mot de François Hollande.

En réalité, Paris et Doha sont alliés depuis l’indépendance du Qatar de la Couronne britannique en 1971. Avec François Hollande, il n’est donc pas du tout question de rupture mais de continuité même si le style a changé. François Hollande n’est pas dans la relation personnelle, d’autant que l’Emir s’apprête à céder le pouvoir au profit de son fils, Tamim, l’actuel prince héritier. Celui-ci était d’ailleurs au dîner privé donné samedi soir en l’honneur de François Hollande et Valérie Treierweiler.

Pas de rupture donc, parce que la France n’y aurait aucun intérêt, et même quand il y a des polémiques (le Qatar a été soupçonné d’aider les islamistes maliens) ou des divergences (à qui donner des armes en Syrie), François hollande préfère parler de «complémentarité diplomatique».

Une forte attente française sur le plan économique

La France et le Qatar, c’est d’abord une idylle économique. Grands hôtels, club de football du Paris-Saint-Germain, des participations dans toutes les grandes entreprises françaises… Les chiffres sont assez vertigineux, et la source qatarienne n’est près de se tarir, puisque le Qatar a annoncé samedi 10 nouveaux milliards d’investissements.

François Hollande a souhaité que ces prises de participations ne se fassent pas seulement dans l’immobilier ou le sport. La France souhaite que le Qatar investisse aussi dans des secteurs innovants. Et François hollande, quoiqu’il en dise, joue bien les VRP à l’occasion de ses voyages à l‘étranger. Il a ainsi emmené avec lui une quarantaine de patrons. La France, qui n’a pas renoncé à vendre l’avion Rafale, est sur les rangs pour le métro de Doha et plus généralement sur l’immense chantier de la Coupe du monde de foot en 2022.

François Hollande en fait la démonstration à chacun de ses déplacements, une démonstration au goût un peu amer pour la France, qui n’attendrait désormais son salut économique que de l’étranger.

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