Syrie

Syrie: plus de 100 000 morts depuis le début du soulèvement contre le régime d'Assad

Mardi 25 juin, des Libanais portent le cercueil d'un soldat tué dans les violences qui se multiplient à Tripoli, le long de la frontière syrienne.
Mardi 25 juin, des Libanais portent le cercueil d'un soldat tué dans les violences qui se multiplient à Tripoli, le long de la frontière syrienne. REUTERS/Stringer

La guerre civile en Syrie a fait plus de 100 000 morts depuis son déclenchement en mars 2011. C'est ce qu'annonce aujourd'hui, mercredi 26 juin, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), la principale source d'informations sur ce conflit. Parmi ces 100 000 morts, près de 40 000 seraient des civils. Des violences qui se répercutent au Liban où une vingtaine de réfugiés ont été attaqués au couteau ce mercredi.

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C'est le bilan fait par l'OSDH et son important réseau d'informateurs sur le terrain : 100 000 morts dont 37 000 civils parmi lesquels on compte 5 000 enfants.

Ils en ont blessé une vingtaine à coups de couteau avant de disparaître comme ils étaient venus.

Des Syriens poignardés au Liban

Dans ce décompte macabre, l'OSDH inclut 13 000 rebelles. Mais aussi, et c'est une chose que l'opposition lui a reprochée, les soldats loyalistes qui compteraient pour un quart de ces 100 000 morts recensés.

On a beaucoup parlé du rôle de combattants jihadistes : 2 500 morts seraient des étrangers. 169 autres des combattants du Hezbollah libanais.

Les décès sont enregistrés principalement dans les régions de la périphérie rurale de Damas, de Homs et d'Alep, où les combats sont les plus intenses.

Ce décompte illustre le « tour particulièrement vicieux qu’a pris le conflit », selon les mots de Navi Pillay, la commissaire de l'ONU aux droits de l'homme. On parle d'une guerre civile qui a pris une tournure confessionnelle. Avec des bombardements quotidiens mais aussi des massacres confinant à l'épuration ethnique et attribués au régime.

L'OSDH ajoute que le bilan pourrait être encore plus lourd : 2 500 corps n'ont pu être identifiés et le sort de 10 000 personnes détenues par le régime ou par les rebelles demeure inconnu.

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