Jordanie / Syrie

Jordanie: à Amman, les petites victimes du conflit syrien

Plus de 500 000 Syriens sont réfugiés en Jordanie. Parmi eux, de nombreux enfants. Ici, au camp de Zaatari, près de Mafrak.
Plus de 500 000 Syriens sont réfugiés en Jordanie. Parmi eux, de nombreux enfants. Ici, au camp de Zaatari, près de Mafrak. AFP PHOTO/KHALIL MAZRAAWI

En Jordanie, la Chaîne de l’espoir aide les enfants victimes du conflit syrien. Une équipe de cette ONG française a déjà opéré une vingtaine d’entre eux. Ce mardi 2 juillet, six sont ramenés en France pour être équipés de prothèses ou pour se faire soigner de problèmes cardiaques.

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Avec notre correspondante à Amman, Angélique Férat

Les enfants dont s’occupe la Chaîne de l’espoir sont les victimes innocentes du conflit syrien. Vingt et un d’entre eux ont déjà été opérés à l'hôpital Dar al-Salam. La plupart présentaient des traumas liés à des explosions ou à des tirs de snipers, qui les ont ciblés alors qu’ils jouaient dans la rue, comme l’explique Philippe Valenti, chirurgien et fondateur de la Chaîne de l’espoir.

« Ces accidents d’enfants amputés, qui viennent avec seulement leur père ou leur mère parce que leur autre parent a disparu, ce sont des situations catastrophiques, épouvantables, extrêmement difficiles à vivre », témoigne le médecin.

Former des médecins syriens

Ces traumas, surtout ceux qui touchent les membres supérieurs, peuvent handicaper un enfant à vie. En Syrie, les blessures ont souvent été simplement nettoyées et pas, ou mal opérées. Alors, afin de pérenniser son action, la Chaîne de l’espoir forme également des médecins syriens pour, à l’avenir, leur permettre de traiter des cas simples.

Mahmoud Diab est l’un d’eux. Ce médecin interne assiste aux opérations et apprend des techniques qui peuvent rendre aux enfants leur mobilité. « Avant, lorsqu’on voyait des enfants avec des traumas neurologiques, on pensait qu’on ne pouvait rien faire pour eux. Mais j’apprends là des techniques, des solutions pour améliorer leur qualité de vie. », raconte-t-il.

Six enfants sont envoyés en France, certains pour être appareillés de prothèses ou être opérés. Parmi eux, Salam, une petite fille de neuf ans. Elle a perdu ses deux jambes dans un bombardement.

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