Egypte / France

Yamina Benguigui sur RFI: Morsi va être acculé à reconnaître l’ampleur de la colère

Les manifestants égyptiens réclament la démission du président Mohamed Morsi.
Les manifestants égyptiens réclament la démission du président Mohamed Morsi. REUTERS/Suhaib Salem

En Egypte, l'ultimatum de l'armée au président Mohamed Morsi prend fin ce mercredi 3 juillet à 17 heures, heure locale. Les chefs de l'armée égyptienne sont actuellement réunis au Caire. La situation a été évoquée lors du Conseil des ministres à Paris. Une réunion durant laquelle le président français n'a pas caché sa préoccupation, comme en témoigne la ministre de la Francophonie, Yamina Benguigui.

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Yamina Benguigui

Yamina Benguigui : Evidemment, le président est très inquiet. N’oublions pas qu’il y a eu 20 morts. Il y a une population qui est en souffrance. Il y a une région qui est aussi en souffrance depuis un bon moment. François Hollande est très attentif, ainsi que le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Le mouvement Tamarod est très dense et pour le moment indestructible. Il y aurait deux choses qui pourraient faire que ça s’arrête : c’est le départ de Morsi, c’est évident, ou alors un grand revirement des Frères musulmans qui pourraient proposer certainement un référendum pour une élection présidentielle anticipée.

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Ce n’est pas ce que lui répondent des millions de personnes. Il va être acculé à devoir reconnaître l’ampleur de cette grande nation qui est aujourd’hui en colère et dans la rue.

 

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