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Egypte / Fin de l'ultimatum

Egypte: l'armée se déploie, la population attend de connaître le sort de Mohamed Morsi

Sur la place Tahrir, les manifestants anti-Morsi sont convaincus que l'annonce du départ du président égyptien sera faite dans la soirée, ce mercredi 3 juillet.
Sur la place Tahrir, les manifestants anti-Morsi sont convaincus que l'annonce du départ du président égyptien sera faite dans la soirée, ce mercredi 3 juillet. REUTERS/Mohamed Abd El Ghany
Texte par : RFI Suivre
6 mn

L'ultimatum de l'armée au président égyptien a expiré. Les militaires avaient demandé à Mohamed Morsi de satisfaire la demande du peuple, laissant entendre qu'il devait renoncer au pouvoir. L'armée s'est déployée autour de la caserne où est retranché le président, ainsi qu'à proximité des manifestations de ses partisants.

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Avec nos correspondants et notre envoyé spécial en Egypte

Le général Abdel Fatah al-Sissi, ministre de la Défense et chef des forces armées, doit prononcer un discours à la nation, après que l'ultimatum fixé par les militaires a touché à sa fin. Des dizaines de blindés ont été déployés à Nasr City, Héliopolis et près de l'université du Caire où l'armée a déployé « massivement » ses troupes, selon un militaire cité par l'agence officielle Mena.

L'armée a également pris en main le principal studio de la télévision d'Etat où elle a demandé au personnel de quitter les lieux, selon des journalistes interrogés par l'Agence France-Presse. Elle a également déployé des troupes autour de la caserne où se trouverait Mohamed Morsi. Des soldats y ont installé des barbelés ainsi que plusieurs véhicules blindés. Les militaires ont également commencé, selon les télévision locales, à bloquer l'accès à la  place Rabaa al-Adaouiya de Nasr City où se rassemblent des milliers de manifestants pro-Morsi.

Quatre-vingt-treize diplomates se sont mis en grève afin de protester contre Mohamed Morsi, exigeant son départ du pouvoir. Même démarche chez le président du très officiel organisme général de l'information, qui appelle à des élections anticipées.

Des bruits contradictoires évoquent par ailleurs une invitation des Frères musulmans à une réunion au sein du ministère de la Défense pour chercher une issue à la crise. Les différents porte-parole du parti islamiste auquel appartient Mohamed Morsi ont pour certains d'entre eux confirmé cette information. D'autres la réfutent.

Des sources de sécurité ont annoncé aux agences de presse que Mohamed Morsi et plusieurs responsables des Frères musulmans ont été interdits de quitter le territoire. Le guide suprême de l'organisation islamiste, Mohammed Badie, ainsi que son numéro 2, Khairat al-Chater, font l'objet d'une enquête dans une affaire d'évasion de prison liée au Hezbollah et au Hamas en 2011.

Ambiance survoltée place Tahrir

Ici, personne n'aime Morsi !

Zacharia

Alors que l'ultimatum de l'armée touchait à sa fin, en début de soirée ce mercredi 3 juillet, les Egyptiens se dirigeaient en nombre vers les principales places du pays. « Cette journée est historique, proclamait dans l'après-midi Zacharia, un manifestant de 55 ans. Ce président a été très mauvais et toute l'Egypte sera réunie ce soir ! Personne ici n'aime Morsi ! »

Les manifestants anti-Morsi, survoltés, expriment leur confiance, estimant que la partie est déjà jouée. Pour eux, l'armée va destituer le président et mettre en place un gouvernement de transition. Tous restent dans l'expectative de l'annonce des militaires.

Morsi doit rester au pouvoir. C'est ça la légitimité, c'est ça la démocratie.

Mouna

Des milliers de personnes continuent de se diriger vers la place Tahrir, emblématique de la révolution. Pour ces manifestants, la soirée doit être un moment de célébration.

L'ambiance risque d'être bien différente à Nasr City, dans le sud-est de la ville, ainsi que devant l'université du Caire où sont rassemblés les partisants de Mohamed Morsi. Certains se disent prêts à mourir en martyres pour défendre la présidence de Mohamed Morsi. Des manifestants ont commencé à sortir des batons pour se défendre, ainsi que des gilets parre-balles.

Un couvre-feu pourrait être instauré pour éviter de nouvelles morts. Des militaires, à bord de véhicules blindés, ont commencé à se déployer à proximité de ces rassemblements.

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