Egypte

Egypte: journée test pour les autorités de transition

Les manifestants pro-Morsi sont persuadés que leur combat ne fait que commencer. Ils sont chaque jour plus nombreux à se mobiliser au Caire.
Les manifestants pro-Morsi sont persuadés que leur combat ne fait que commencer. Ils sont chaque jour plus nombreux à se mobiliser au Caire. REUTERS/Suhaib Salem

Pour ce premier vendredi de ramadan, de nouvelles manifestations sont prévues en Égypte. Pour le gouvernement, cette journée va avoir valeur de test. L’absence de violences serait pour lui une excellente nouvelle alors qu’il est en quête de stabilité pour démarrer véritablement le processus de transition.

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Avec notre envoyé spécial au Caire,

Des rassemblements sont prévus dans plusieurs quartiers du Caire. Les pro-Morsi se retrouvent devant la mosquée de Rabah et devant l’université du Caire, les anti-Morsi sur la place Tahrir.

Outre la mobilisation des uns et des autres, l’enjeu de cette journée sera la sécurité. Des manifestations sans débordements, sans trop de violences, seraient donc une excellente nouvelle pour les nouvelles autorités qui ont surtout besoin de stabilité pour se mettre au travail. Et rassurer la communauté internationale. Depuis mercredi et le début du ramadan, la tension est en train, doucement, de retomber.

Malheureusement, le risque de violences est très élevé, surtout si les cortèges viennent à se rencontrer. Il y aura ce vendredi soir deux endroits à surveiller au Caire : le pont du 6-Octobre, près de la Télévision nationale et de la place Tahrir, où des violences avaient éclaté la semaine dernière entre les deux camps, et le quartier d’al-Ittihadiya, où se trouve le palais présidentiel et où pourraient converger les manifestants des deux bords.

Forte mobilisation des pro-Morsi

À en juger par le nombre de personnes qui continuent d’occuper la rue en permanence, ce sont les partisans du président destitué par l’armée qui semblent les plus mobilisés. Ils sont ainsi des milliers devant la mosquée de Rabah. Chaque jour, leur nombre continue de grossir. À Tahrir, en revanche, il ne reste tout au plus que quelques centaines de personnes.

Chez les anti-Morsi, le ramadan joue visiblement un effet démobilisateur. Ils ont également le sentiment du devoir accompli. Dans le camp adverse, en revanche, les manifestants sont convaincus que le combat ne fait que commencer et qu’il va falloir le mener dans la durée. Tenir plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

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