Egypte

Après le feu vert d’Israël, l’armée égyptienne se prépare à une opération d’envergure dans le Sinaï

Un check-point de l'armée égyptienne à el-Arish, dans le nord du Sinaï, le 15 juillet 2013, où une roquette a atteint un bus transportant des ouvriers, faisant au moins 3 morts et 17 blessés.
Un check-point de l'armée égyptienne à el-Arish, dans le nord du Sinaï, le 15 juillet 2013, où une roquette a atteint un bus transportant des ouvriers, faisant au moins 3 morts et 17 blessés. REUTERS/Stringer

En Egypte, l’armée se prépare à une opération dans le Sinaï où les attaques contre les forces de l'ordre, déjà fréquentes, se sont multipliées depuis la destitution du président islamiste Mohamed Morsi. Israël vient d'autoriser le déploiement de l'armée égyptienne dans cette zone.

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Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

Après le feu vert israélien, l’armée égyptienne a les mains complètement libres dans le Sinaï. Lundi, elle avait aussi reçu la bénédiction des Etats-Unis par le biais de William Burns, le secrétaire d’Etat adjoint qui a rencontré le général el-Sissi, commandant en chef de l’armée.

Une armée qui avait aussi levé l’obstacle intérieur avec la destitution de Mohamed Morsi. Le président Frère musulman freinait toute opération d’envergure contre les islamistes extrémistes dans la péninsule égyptienne.

L’armée a aujourd’hui suffisamment de blindés et d’hélicoptères Apache pour mener les opérations sur deux fronts. La frontière avec Gaza où la destruction des tunnels de contrebande permettra de couper les jihadistes d’une éventuelle base de repli et de renforts.

Des opérations menées avec du matériel lourd dont l’armée ne disposait pas auparavant. Mais la grande opération sera celle du siège et du ratissage de la montagne al-Halal, dans le centre du Sinaï. Une zone escarpée où sont réfugiés quelque trois mille jihadistes. Il faudra toutefois compter avec l’éventualité d’une guérilla.

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