Etats-Unis / Yémen

Attaques de drone: un Yéménite en deuil exige des explications aux Etats-Unis

Le gouvernement américain a autorisé la mise à mort de citoyens américains dans le cadre de sa campagne controversée de drone contre Al-Qaïda.
Le gouvernement américain a autorisé la mise à mort de citoyens américains dans le cadre de sa campagne controversée de drone contre Al-Qaïda. REUTERS/U.S. Air Force/Lt Col Leslie Pratt

C'est le combat d'un père, également grand-père, pour faire avouer l'administration américaine. En 2011, le Yéménite Nasser al-Awlaki a perdu son fils et son petit-fils, tués par des drones américains au Yémen. Tous les deux étaient nés aux Etats-Unis et ont été tués sans raison apparente. Ce vendredi 19 juillet 2013, Nasser al-Awlaki adressera une requête à la Cour fédérale de Washington pour essayer de faire la lumière sur la disparition de ses proches. Son combat contre l’administration Obama dure depuis déjà deux ans.

Publicité

Une réponse, juste une réponse à cette question : pourquoi son fils et son petit-fils ont été tués ? C’est tout ce que tente d’obtenir Nasser al-Awlaki, universitaire et ancien ministre de l'Agriculture yéménite. En septembre 2011, Anwar, son fils, suspecté d'être en relation avec al-Qaïda, est tué par un tir de drone américain au Yémen. Il n'y avait ni preuve de son implication, ni crime à son actif.

Deux semaines plus tard, c'est Abdulrahman, son petit-fils de 16 ans, qui est à son tour tué dans les mêmes conditions. Né à Denver, aux Etats-Unis, Abdulrahman était un adolescent américain typique : il écoutait Snoop Dogg, regardait Les Simpson et lisait Harry Potter.

Pas d'explication du gouvernement américain

Il y a deux ans, Nasser al-Awlaki a écrit au président Obama pour savoir pourquoi les Etats-Unis avaient tué sans raison deux de leurs concitoyens. Il attend toujours la réponse. Il espère maintenant que les efforts de transparence promis par le gouvernement Obama permettront de l'obtenir. Dès vendredi, Nasser al-Awlaki déposera une requête et ce sera donc à la Cour fédérale de Washington de répondre à cette demande de transparence.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail