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Iran

Iran : Hassan Rohani appelle au dialogue avec les Occidentaux

Le nouveau président iranien Hassan Rohani.
Le nouveau président iranien Hassan Rohani. REUTERS/Fars News/Majid Hagdost
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Le nouveau président élu en juin dernier, et qui prêtait serment ce dimanche après-midi 4 août, a déclaré que la seule façon de communiquer avec son pays était le dialogue et non les sanctions. Il faisait référence aux sanctions économiques infligées à l'Iran depuis que la République a lancé son programme nucléaire controversé. Un message bien accueilli par les Etats-Unis, un des principaux Etats appliquant ces sanctions.

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Il y a eu comme un regain de chaleur entre les deux Etats. Washington ne pouvait évidemment pas envoyer de représentant étant donné l'absence de relations diplomatiques.

Mais pour la Maison Blanche, « l'investiture de Rohani représente une chance pour l'Iran d'agir rapidement pour calmer les inquiétudes sur son programme nucléaire ». Washington assure aussi qu'il serait un partenaire de bonne volonté si le nouveau gouvernement choisissait de répondre à ses obligations internationales. Autrement dit, si l'Iran se montrait plus transparent sur le nucléaire.

Dans son discours devant les députés, Hassan Rohani a appelé au dialogue « sur un pied d'égalité » et dans « le respect mutuel pour faire baisser les hostilités ». Et cela après huit ans de tension avec Ahmadinejad.

« N'utilisez pas le langage des sanctions »

« On ne peut pas contraindre le peuple iranien à abdiquer par des sanctions et des menaces de guerre, a déclaré le président iranien. Un peuple qui, par sa forte participation à l’élection présidentielle, a démontré clairement sa solidarité nationale. La seule solution pour entretenir des relations avec l'Iran, c'est le dialogue sur un pied d'égalité, le respect mutuel, la confiance bilatérale et l’abandon des hostilités. Je le dis clairement : si vous voulez une réponse appropriée, n'utilisez pas le langage des sanctions, mais plutôt celui du respect. »

Le nouveau président a dit le caractère futile des sanctions sans précédent qui étranglent l'économie du pays. Il a ajouté que l’Iran n’a jamais cherché la guerre avec le monde, une manière de rassurer Israël qui accuse Téhéran de chercher à fabriquer l’arme atomique pour l’attaquer.

Enfin, il a voulu rassurer les pays arabes du Golfe persique en affirmant que l’Iran ne cherchait pas à changer le régime politique et les frontières des pays de la région.

La présidence américaine a félicité le peuple iranien « pour avoir fait entendre sa voix » et a souligné enfin que « Rohani avait bien compris son élection comme un appel des Iraniens au changement. »

Technocrates expérimentés

Il ne faut pas attendre des réformes comme celles qu'on a pu voir il y a 16 ans avec l'élection du président Khatami...

Djamchid Assadi

Les sanctions et leurs conséquences ont d'ailleurs dicté la formation du nouveau gouvernement, annoncé dans la foulée de la prestation de serment d'Hassan Rohani. En présentant un gouvernement de technocrates ayant déjà servi sous les présidents modéré Akbar Hachémi Rafsandjani et réformateur Mohammad Khatami, le nouveau président iranien a voulu utiliser des hommes expérimentés. L’objectif est de régler le plus rapidement possible le dossier nucléaire, mais aussi d'améliorer la situation économique.

Mohammad Javad Zarif, un diplomate de 55 ans, a été nommé chef de la diplomatie. Il possède un doctorat de droit international obtenu aux Etats-Unis. Il a également passé quatre ans comme ambassadeur aux Nations unies. Il a tissé de nombreux contacts, notamment avec des responsables politiques américains qui pourraient l’aider dans la négociation nucléaire. Il était aussi au côté de Hassan Rohani entre 2003 et 2005 lorsque ce dernier, lors de négociations avec la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, a accepté la suspension de l’enregistrement d’uranium.

Autre personnalité importante : Bijan Zanganeh, qui avait déjà occupé le portefeuille du ministère du Pétrole pendant huit ans, reprend le même poste. Sa tâche est difficile. En effet, les sanctions économiques occidentales ont fait chuter les exploitations pétrolières de plus de 50%.

Les autres membres du gouvernement sont également des personnalités modérées. En revanche, le gouvernement ne comprend aucune femme. 

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