Etats-Unis / Yémen

Yémen: pourquoi al-Qaïda dans la péninsule arabique fait-il si peur?

Un soldat posté à un checkpoint à Sanaa, la capitale du Yémen, le 5 août 2013.
Un soldat posté à un checkpoint à Sanaa, la capitale du Yémen, le 5 août 2013. REUTERS/Khaled Abdullah

Les États-Unis ont commencé à évacuer leurs ressortissants du Yémen après avoir décidé la fermeture d'une vingtaine de leurs représentations diplomatiques et demandé aux Américains de quitter immédiatement le pays en raison d'une menace d’une attaque d'envergure d'al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) pour la fin du ramadan ce mercredi 7 août. Retour sur les faits d'armes de la branche d'al-Qaïda dans la région.

Publicité

C’est en 2000 qu’elle s’illustre avec l’attaque du navire américain USS Cole, qui a coûté la vie à 17 marins au large d'Aden. Depuis, al-Qaïda a pris le nom d'Aqpa en fusionnant ses branches saoudienne et yéménite. Pour les États-Unis, elle est devenue la branche la plus active du réseau terroriste. Au Yémen, elle a trouvé un terrain propice grâce à un État faible.

Aqpa a revendiqué plusieurs opérations d'envergure : l’explosion d’un avion-cargo américain à Dubaï en 2010, l’envoi de colis piégés aux États unis la même année. Sans compter les attaques manquées, comme celle de Noël 2009, où l’organisation tente en vain de faire exploser un avion de ligne.

Mais depuis 2012, une offensive militaire sans précédent a été lancée. Les attaques de drones américains ont connu une hausse exponentielle. En deux ans, elles ont tué de nombreux chefs locaux. Le groupe a annoncé le mois dernier la mort de son numéro deux, le Saoudien Saïd al-Chehri.

En dépit de ces pertes, peut-il déclencher l'attentat majeur auquel les Occidentaux s'attendent ? Après l'attaque du consulat de Benghazi, en Libye, qui a coûté la vie à l'ambassadeur Stevens, Washington doit penser que mieux vaut être trop prudent.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail