Liban

Liban: des hommes armés kidnappent deux pilotes de la Turkish Airlines

Des soldats libanais patrouillent le long de la toute menant à l’aéroport de Beyrouth, à la suite du kidnapping de deux pilotes de la Turkish Airlines, le 9 août  2013.
Des soldats libanais patrouillent le long de la toute menant à l’aéroport de Beyrouth, à la suite du kidnapping de deux pilotes de la Turkish Airlines, le 9 août 2013. REUTERS/Hasan Shaaban

Deux hommes ont été enlevés tôt ce matin, vendredi 9 août, à Beyrouth au Liban, un pilote et son copilote, qui travaillent pour le compte de Turkish Airlines. Vers 3 heures du matin, des hommes armés ont attaqué un bus transportant plusieurs membres de l'équipage de la compagnie qui venaient de l'aéroport et se rendaient dans leur hôtel. Ce rapt pourrait être lié à la disparition en mai 2012 en Syrie de neuf Libanais de confession chiite. Les familles de ces derniers réclament à Ankara d'user de son influence auprès des rebelles syriens pour obtenir leur libération.

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Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

L’enlèvement des deux pilotes de la Turkish Airlines a été revendiqué par un groupe chiite, jusque-là inconnu, qui se fait appeler « Les pèlerins de l’imam Reda ». Le rapt a eu lieu vendredi, à l’aube, sur la route de l’aéroport international de Beyrouth, dans une région à forte majorité chiite.

Quatre hommes armés ont arrêté un bus transportant neuf personnes. Un pilote et un copilote turc ont été emmenés et les autres passagers ont pu poursuivre leur chemin. Les milieux politiques et médiatiques libanais ont très vite établi un lien entre cet enlèvement et l’affaire des neuf Libanais détenus depuis mai 2012, par un groupe de rebelles syriens, non loin de la frontière turque.

Le langage de la force

Leurs ravisseurs réclament la libération de femmes détenues dans les prisons du régime syrien, en contrepartie de la remise en liberté des otages libanais. Damas a exécuté la première étape de l’accord, en libérant, fin juillet, une quarantaine de prisonnières. En revanche, les rebelles syriens n’ont fait aucun geste.

Les familles des détenus libanais font assumer à la Turquie la responsabilité de l’échec de cet échange. Le médiateur, mandaté par les proches des otages, cheikh Abbas Zougheib, a démenti tout lien avec l’enlèvement des deux pilotes turcs. Mais il a néanmoins appuyé cet acte. Selon lui, la Turquie ne comprend que le langage de la force.

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