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Egypte / Israël

Israël: un groupe jihadiste revendique le tir de roquette dans le Sinaï

Un soldat israélien à la frontière entre Israël et l'Egypte, près d'Eilat.
Un soldat israélien à la frontière entre Israël et l'Egypte, près d'Eilat. REUTERS/Ronen Zvulun/Files
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Une roquette tirée du Sinaï égyptien vers Eilat, dans le sud d'Israël, a été détruite en vol par un système d'interception durant la nuit du mardi 13 août. Un groupe jihadiste a affirmé avoir tiré en représailles à un récent raid aérien meurtrier d'Israël. Qui sont ces djihadistes qui ont mené cette opération et quelles sont les raisons de leur action ? 

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Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

Les opérations armées dans le Sinaï ont connu une montée en puissance depuis une semaine. Après la destitution de l’ex-président Morsi, début juillet, les jihadistes avaient multiplié leurs attaques contre les forces de sécurité. Des jihadistes insaisissables, qui disparaissaient dans les dédales des villes sinaïtiques ou dans les montagnes escarpées.

Entretemps, l’armée a négocié avec les chefs de tribus bédouines pour obtenir leur coopération. Les jihadistes devenaient en effet impopulaires, du fait des patrouilles incessantes de l’armée qui perturbaient certains trafics. Une coopération précieuse dans le domaine du renseignement qui, jusque-là, faisait défaut. 

Douze jihadistes tués en quelques jours

Depuis une semaine, les hélicoptères Apache égyptiens ont commencé soudain à trouver des cibles jihadistes. Résultat : douze jihadistes ont été tués au cours de ces derniers jours.

Pour tenter de récupérer l’auréole du héros, les jihadistes ont décidé de frapper l’ennemi de toujours : Israël. Une roquette presque symbolique, puisqu’entretemps, ils ont tiré cinq roquettes sur des bâtiments de la police et de l’armée dans la ville d’al-Arich au nord.

Selon François Géré, président de l’Institut français d’analyse stratégique (IFAS), ces groupes jihadistes liés à al-Qaïda profitent de l’instabilité en Egypte pour devenir de plus en plus actifs.

François Géré

« Avant les transformations politiques en Egypte, avant l’arrivée au pouvoir momentané du président Morsi et des Frères musulmans, il y avait au départ une bonne coopération avec Israël, explique François Géré. Ensuite avec l’arrivée au pouvoir de M. Morsi, la coopération a décliné d’une manière très significative et on peut penser qu’aujourd’hui, elle a des chances de reprendre. Chaque fois qu’il y a une déstabilisation politique, c’est la porte par laquelle passent les groupes jihadistes. Donc, ce à quoi on a assisté, c'est-à-dire une attaque de petite tentative contre Eilat, c’est une tentative pour créer une espèce de vent de panique sur une station balnéaire très fréquentée en cette période de l’année à la fois par le tourisme israélien et par le tourisme étranger. »

 

 

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