Egypte

L'Union européenne durcit le ton face à la crise égyptienne

José Manuel Barroso (g.) et Herman Van Rompuy (d.).
José Manuel Barroso (g.) et Herman Van Rompuy (d.). REUTERS/Yves Herman

Le retour au calme est une tâche qui incombe à l'armée et au gouvernement. La violence doit cesser. Sinon, l'UE se dit prête à réexaminer ses relations avec l'Egypte. Alors qu'une réunion des ambassadeurs européens est prévue lundi 19 août à Bruxelles, dès ce dimanche, les dirigeants de l'Union, MM. Van Rompuy et Barroso, ont tenu un discours ferme sur l'Egypte.

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Avec notre bureau à Bruxelles

Les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen n’avaient pas encore réagi aux violences en Egypte. Avec leurs déclarations du jour, on sent clairement que l’UE veut durcir le ton vis-à-vis des autorités égyptiennes.

Après l’assaut des forces de l’ordre, la représentante de la diplomatie européenne Catherine Ashton avait appelé les deux parties à la plus grande retenue. Ce dimanche 18 août, José Manuel Barroso et Herman Van Rompuy vont plus loin et soulignent la responsabilité particulière qui incombe au gouvernement provisoire et à l’armée : rechercher une solution pacifique.

« Les affrontements doivent cesser immédiatement, poursuivent-ils, et les prisonniers politiques doivent être libérés. » Pour amener les deux camps à la table des négociations, l’Europe menace de revoir à la baisse son soutien - notamment financier - aux autorités égyptiennes. Ce sera tout l’enjeu de la réunion de lundi.

Les Vingt-Huit pourraient par exemple décider de geler l’aide européenne fournie à l’Egypte. Une aide d’un montant de 5 milliards d’euros.


Réaction de Nabil Fahmy, ministre égyptien des Affaires étrangères.

« L’Egypte est reconnaissante pour toutes les aides internationales reçues dans le passé. Elles étaient bénéfiques pour notre pays mais profitaient également à la région et aux pays donateurs. Je répète que ces aides n’étaient pas un cadeau sans retour. Nous souhaitons bien la poursuite de cette coopération internationale, mais nous rejetons toute allusion au gel ou la suppression de ces aides dans les circonstances actuelles. »

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