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Egypte

Egypte : les Frères musulmans cantonnés à la périphérie du Caire

Les partisans de Mohamed Morsi ont manifesté dans les rues de la banlieue du Caire, ce vendredi. Le « signe de Rabaa » est devenu le nouveau geste de ralliement dans ces rassemblements.
Les partisans de Mohamed Morsi ont manifesté dans les rues de la banlieue du Caire, ce vendredi. Le « signe de Rabaa » est devenu le nouveau geste de ralliement dans ces rassemblements. REUTERS/Amr Abdallah Dalsh
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les partisans du président déchu Mohamed Morsi avaient appelé à un « vendredi des martyrs ». Pas moins 28 marches étaient organisées, rien qu'au Caire. Mais après un millier de morts en huit jours, principalement dans leurs rangs, et l’instauration de l'état d'urgence dans les grandes villes, les manifestants n’ont pas osé quitter leurs bastions.

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Avec notre envoyé spécial au Caire,

La mobilisation a bien eu lieu, pour ce « vendredi des martyrs », mais elle a été très peu suivie. Et elle a eu peu de visibilité : les Frères musulmans ont été chassés du centre du Caire et forcés de se replier dans les abords de la capitale, notamment dans le quartier de Nasser City. Là, après la prière du vendredi, un groupe d’environ 200 personnes a commencé une marche, le cortège prenant de l’ampleur au fur et à mesure de son avancée, pour former une foule d’environ 2000 personnes.

« Malgré la tuerie que nous avons subie à Rabaa al Adawiya nous continuons notre mobilisation d’une manière pacifique. Regardez, nous levons nos mains vers le ciel pour dire que notre mouvement est toujours pacifique. Nous ne sommes pas armés », explique à RFI Hicham Mohamed, partisan du mouvement islamiste. « Nous sommes très nombreux. Regardez, notre cortège s’étend sur toute l’avenue ! Et notre mot d’ordre est de réclamer le retour de la légalité et de dénoncer la libération de Hosni Moubarak. »

Manifestants apeurés

Mais ces partisans des islamistes n’ont pas quitté leur fief de Nasser City. Et presque personne n’a entendu parler de leur mobilisation. Au cours de l’après-midi, la manifestation a bien tenté de rejoindre la place toute proche de Rabaa al Adawiya, d’où ils ont été délogés par la force, il y a une dizaine de jours. Mais l’idée, trop risquée, a vite été abandonnée : la police et l’armée bouclent toujours les lieux sensibles.

Les islamistes, apeurés, n’osent plus quitter leurs bastions, par crainte d’être encore une fois la cible des forces de l’ordre et des comités populaires largement mobilisés dans ce qu’ils appellent la lutte contre les terroristes des Frères musulmans.

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