Chine / Syrie

Syrie: selon la presse officielle chinoise, les Etats-Unis veulent chasser Bachar el-Assad

Les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité se sont séparés sans conclure ce mercredi à l'issue d'une discussion sur une résolution britannique justifiant une frappe en Syrie. Moscou et Pékin ont continué de rejeter l'option militaire en préparation à Washington, Londres et Paris. Les ambassadeurs russe et chinois ont quitté la salle où se tenaient ces consultations à huis clos au bout d'une heure et quart environ.

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Pour la presse d’Etat en Chine, la Syrie est un nouvel Irak. Le Quotidien du Peuple invite ainsi ses lecteurs à se méfier des « intentions cachées » des Occidentaux : « Il y a dix ans, les Américains ont attaqué l’Irak en l’accusant de posséder des armes de destructions massives, mais c’était un prétexte pour renverser le gouvernement de Saddam Hussein ».

Washington veut chasser Assad, c’est aussi ce que pense le Huanqiu Shibao dans son éditorial en forme d’avertissement : « Attaquer la Syrie ? Barack Obama doit faire attention », estime le quotidien nationaliste, persuadé que la réaction russe et chinoise à l’usage de la force sera beaucoup plus forte que lors des raids sur l’ex-Yougoslavie à la fin des années 1990.

En réalité, les autorités chinoises se sont contentées pour l’instant d’en appeler au calme. La doctrine de non-ingérence reste au cœur de la diplomatie chinoise, et Pékin connait mal le Moyen-Orient pourtant indispensable a sa stratégie énergétique.

Plus de 91 millions de tonnes de brut chinois sont venus de la région au cours des sept premiers mois de l’année. Quant à l’armée populaire de libération, elle manque de capacité de projection et se concentre essentiellement sur le front pacifique. Dans les faits, ce sont donc pour l’instant les Américains qui assurent la sécurité du pétrole chinois.

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