Liban / Syrie

Au Liban, les réfugiés syriens espèrent une intervention occidentale contre Damas

Réfugiés syriens au Liban. Ceux-ci sont très favorables aux projets de frappes contre la Syrie.
Réfugiés syriens au Liban. Ceux-ci sont très favorables aux projets de frappes contre la Syrie. Reuters / Omar Ibrahim

Si Barack Obama évoque une action militaire limitée en Syrie, la France paraît actuellement le meilleur partenaire pour un tel engagement. L’Elysée parle de « proches alliés et amis » après un entretien au téléphone avec Barack Obama. Cependant, les opinions en Occident sont très mitigées et les plus enthousiastes à l’idée de ces frappes, ce sont certainement les réfugiés syriens.

Publicité

Avec notre envoyé spécial à Beyrouth, Daniel Vallot

Les réfugiés rencontrés à Beyrouth sont tous en faveur d’une intervention américaine contre le régime de Damas. Pour eux, il faut punir Bachar el-Assad pour les crimes qui lui sont imputés. Il faut également réduire les capacités militaires du régime syrien pour aider la rébellion.

Ces réfugiés, malgré des conditions de vie très difficiles, se tiennent informés jour après jour de l’évolution de la situation. Ils étaient au courant par exemple du vote négatif du Parlement britannique, donc du refus de la Grande-Bretagne d’intervenir en Syrie. Pour eux, ce vote n’est qu’une nouvelle illustration de l’impuissance occidentale à intervenir, à aider concrètement l’opposition syrienne. « Cela fait deux ans qu’ils auraient dû nous aider, disait l’un d’eux. Et ils sont encore en train d’attendre et de réfléchir. »

Mais ces réfugiés ne sont pas toujours d’accord sur les intentions des pays occidentaux. Certains estiment que les Etats-Unis vont tout de même intervenir et qu’ils vont le faire rapidement. D’autres pensent au contraire qu’ils ne feront rien et que « Bachar el-Assad pourra continuer tranquillement à massacrer le peuple syrien ».

Beyrouth sur le qui-vive

Hier, vendredi 30 août, les autorités ont décidé de sécuriser les alentours des principales mosquées sunnites de Beyrouth et de Saïda. Elles ont donné des consignes de prudence aux personnes qui se sont rendues à la prière du vendredi.

La sécurité a été renforcée autour des mosquées à Beyrouth.
La sécurité a été renforcée autour des mosquées à Beyrouth. REUTERS/Omar Ibrahim

Des mesures de sécurité encore plus drastiques sont prises dans la banlieue sud de Beyrouth, le fief du Hezbollah. C’est cette organisation elle-même qui prend en charge la sécurité de ces quartiers avec une surveillance humaine pratiquement à chaque coin de rue avec des postes de contrôle et des fouilles de véhicules. Enfin, des clôtures métalliques ont été installées devant la plupart des bâtiments, seuls les résidents ayant le droit désormais de se garer devant.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail