Russie/Syrie

Syrie: à la veille du G20, le président russe Vladimir Poutine assouplit un peu sa position

Au cours d'une interview, Vladimir Poutine a dit qu'il pourrait approuver une intervention militaire en Syrie si des preuves étaient apportées evant l'ONU. Le 3 septembre 2013.
Au cours d'une interview, Vladimir Poutine a dit qu'il pourrait approuver une intervention militaire en Syrie si des preuves étaient apportées evant l'ONU. Le 3 septembre 2013. REUTERS/Alexei Druzhinin/RIA Novosti/Kremlin
Texte par : RFI Suivre
3 mn

A la veille du sommet du G20 qui doit s’ouvrir ce jeudi 5 septembre à Saint Petersbourg, la Russie, principal allié du régime de Bachar el-Assad annonce interrompre ses livraisons d’armes de défense anti-aérienne à la Syrie. Le président russe Vladimir Poutine, se dit même prêt à agir si des preuves convaincantes de l’utilisation d’armes chimiques sont apportées à l’ONU.

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Pour prouver sa bonne foi, Vladimir Poutine a annoncé l’interruption de la livraison d’armes au régime de Bachar el-Assad. Mais cette décision ne changera pas grand-chose. En effet, une bonne partie des fameux missiles anti-aériens russes, les S300, garnit déjà l’arsenal des forces syriennes.

Vladimir Poutine serait également prêt à soutenir une action armée occidentale. Il a ainsi indiqué que «si nous obtenons des informations objectives et précises sur l’auteur de ces crimes, alors il y aura une réaction. Vous dire à l’avance 'oui nous allons intervenir de telle ou telle façon' ne serait pas correct, mais je vous assure que nous tiendrons une position de principe. Et cette position est la suivante : le recours aux armes de destruction massive est un crime.» A travers cet élan d'ouverture, le président russe veut surtout apaiser ses partenaires occidentaux afin d'alléger leur pression lors du tout prochain sommet du G20.

La Russie n’a cessé de répéter que l'attaque du 21 août ne pouvait être qu'une «provocation planifiée» par les rebelles pour «fournir un prétexte» aux partisans de l’ingérence. Vladimir Poutine réclame donc une nouvelle fois des preuves «convaincantes» de l’implication de Damas et lance ce défi à Barack Obama : «il y a une autre question, s’il est établi que ce sont les rebelles qui utilisent les armes de destruction massive, que feront les Etats-Unis ? Ils arrêteront de livrer des armes aux rebelles ? Ils interviendront militairement contre eux ?»

Dans tous les cas, le président russe défend sa propre ligne rouge rappelle notre correspondante à Moscou, Madeleine Leroyer : toute intervention militaire doit être mandatée par le conseil de sécurité de l’ONU. Faute de quoi, elle serait considérée par Moscou comme une «agression».

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