Syrie / Etats-Unis

Les Américains majoritairement opposés à une intervention en Syrie

Barack Obama a annoncé à Saint-Pétersbourg, qu’il allait s’adresser aux Américains pour leur expliquer pourquoi il est nécessaire d’intervenir en Syrie.
Barack Obama a annoncé à Saint-Pétersbourg, qu’il allait s’adresser aux Américains pour leur expliquer pourquoi il est nécessaire d’intervenir en Syrie. REUTERS/Pablo Martinez Monsivais/Pool
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le président Obama a annoncé à Saint-Pétersbourg qu’il allait s’adresser mardi aux Américains pour leur expliquer pourquoi il est nécessaire d’intervenir en Syrie pour punir Bachar el-Assad d’avoir utilisé des armes chimiques contre son peuple. Sa tâche ne sera pas facile car tous les sondages le confirment : les Américains ne veulent pas que les Etats-Unis interviennent militairement en Syrie et ils le font savoir aux membres du Congrès.

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Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Les élus, qui regagnent Washington lundi pour voter sur le bien-fondé d’une intervention militaire, ont tous entendu le message de leurs électeurs majoritairement opposés à tout engagement des Etats-Unis en Syrie.

Les parlementaires qui ont eu le malheur de dire qu’ils voteraient en faveur de frappes et qui ont tenu des réunions publiques sur le sujet, ont parfois dû faire face à des agressions verbales. Ce fut le cas à Phoenix, en Arizona, où le vénérable sénateur John McCain, fervent partisan d’une riposte ferme, a affronté une audience hostile.

Une chrétienne syrienne qui redoute plus la présence d’Al-Qaïda au sein des rebelles que celle d’Assad à la tête du pays a plaidé contre l’usage de la force : « Nous ne pouvons nous permettre de verser encore plus de sang syrien. Nous ne pouvons nous permettre de transformer la Syrie en un autre Irak, ou un Afghanistan. Assez, c’est assez ».

Même si cette femme défendait une cause particulière – celle des chrétiens syriens – son opposition à une attaque reflétait celle d’une majorité d’Américains que les membres du Congrès ne peuvent ignorer, surtout ceux de la Chambre, qui, élus pour deux ans seulement, devront affronter le verdict des urnes l’an prochain.

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