Syrie / Lituanie

Syrie: l'Allemagne se rallie à l'appel pour une «réponse claire et forte» aux attaques chimiques

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry (D) et la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, à Vilnius ce 7 septembre 2013.
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry (D) et la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, à Vilnius ce 7 septembre 2013. REUTERS/Susan Walsh/Pool
Texte par : RFI Suivre
4 mn

L'Union européenne est aujourd'hui à nouveau en mesure d'afficher une certaine cohésion sur le dossier syrien. Une unité retrouvée, vingt-quatre heures après le désaccord public lors du G20 de Saint-Pétersbourg. L'Allemagne a, en effet, accepté ce samedi 7 septembre, à Vilnius, ce qu'elle avait refusé la veille en Russie : signer, comme les autres membres de l'UE, l'appel initié par Washington pour qu'une « réponse claire et forte » soit apportée aux attaques chimiques en Syrie.

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Avec notre correspondante à Vilnius, Marielle Vitureau

A Vilnius, l'Europe a fait preuve d'unité. Les vingt-huit ministres des Affaires étrangères ont dénoncé à l'unanimité l'attaque chimique du 21 août dernier dans les environs de Damas, une « violation flagrante du droit international ».

Pour les vingt-huit ministres, toutes les indications convergent pour désigner le régime syrien responsable de ces attaques, « un crime contre l'humanité » pour Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne.

L'Allemagne s'est ralliée

La réponse doit être forte. Les vingt-huit se sont ralliés à la position de la France, qui appelle à attendre le rapports des inspecteurs des Nations unies avant de prendre toute décision. L'Allemagne, qui souhaitait un débat européen, a approuvé ce samedi cette position.

Guido Westerwelle

« Pour nous Européens, l'usage d'armes chimiques n'est pas acceptable, a déclaré Guido Westerwelle, le ministre des Affaires étrangères allemand. Nous connaissons les conséquences des armes chimiques en Europe. C'est pourquoi, nous, Allemands, avons tout particulièrement attiré l'attention sur la nécessité d'une réponse de la communauté internationale ».

Pour le ministre allemand, les Nations unies doivent continuer de jouer un rôle décisif dans l’affaire et il faut attendre le rapport d'enquête des inspecteurs des armes chimiques.

« Un résultat très bon et très important »

Guido Westerwelle a estimé, que dans ce contexte difficile, « l'Europe a montré une capacité d'action». « La déclaration du président Hollande d'hier a été vraiment une contribution décisive », a-t-il concédé avant d'ajouter : « La situation est vraiment dramatique et dans un tel contexte quand des décisions extrêmement difficiles doivent être prises, que le dialogue entre l'Europe et les Etats-Unis fonctionnent est, je pense, très prometteur pour l'avenir. »

Malgré cette proposition française qui a permis de débloquer le débat, les pays européens restent toujours divisés sur la réponse à apporter. Une intervention militaire est-elle nécessaire ou non ?

John Kerry, le secrétaire d'Etat américain aux Affaires étrangères, qui assistait au débat ce samedi matin à Vilnius, a promis de transmettre tous ces éléments au président américain. Il faut désormais attendre la présentation du rapport des inspecteurs, d'ici une semaine et demie selon le Luxembourg, mais des éléments importants pourraient être révélés avant.

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