Iran / ONU

Le nouveau président iranien au cœur des attentions avant l'Assemblée générale de l'ONU

Hassan Rohani, le 18 septembre 2013 à Téhéran.
Hassan Rohani, le 18 septembre 2013 à Téhéran. Reuters/President.ir/Handout via Reuters

Ouverture, mardi 24 septembre à New York, de l'Assemblée générale des Nations unies, à laquelle va se rendre pour la première fois le président iranien Hassan Rohani. L'occasion de parler avec François Hollande, et peut-être même Barack Obama. Ce serait une première depuis la révolution islamique en 1979. Pour autant, la diplomatie iranienne a-t-elle changé ?

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Lors d’un entretien accordé à une télévision américaine la semaine dernière, le président Rohani avait affirmé que son pays ne cherchait pas à confectionner une bombe atomique, et que ce ne serait jamais le cas. Réaction de la Maison Blanche : il y a quelques développements positifs, ils ne sont clairement pas suffisants, mais « il y a encore du temps pour donner une chance à la diplomatie ».

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Hassan Rohani et la journaliste américaine Ann Curry (NBC), à Téhéran le 18 septembre 2013. REUTERS/President.ir/Handout via Reuters

Contrairement à son prédécesseur, le président iranien multiplie depuis son élection les gestes d’ouverture dans le cadre de « l’entente constructive » qu’il entend « mener avec le monde ». Il promet, entre autres, plus de transparence sur le dossier nucléaire. Son statut d’ancien négociateur en chef sur ce dossier plaide pour lui auprès des Occidentaux. D’autant qu’à l’époque, il avait accepté la suspension de l’enrichissement d’uranium iranien.

Mais dans le même temps, Hassan Rohani réaffirme que l’Occident doit accepter le droit, pour l’Iran, d'enrichir de l’uranium dans le cadre des règles internationales. Il a d'ailleurs fait annoncer l’ouverture officielle de la centrale nucléaire civile de Bouchehr, en construction depuis plusieurs dizaines d'années, pour qu’elle coïncide avec son passage à l’ONU.

Les autorités de Téhéran veulent montrer qu'elles comptent bien continuer de développer l'industrie nucléaire civile de l'Iran, et le faire seules. Mais avec ces nouvelles manières plus diplomatiques, il s'agit sans doute aussi d'obtenir, à terme, la levée des sanctions internationales qui handicapent durement l'économie du pays.

→ À (RE)LIRE : Des signes de bonne volonté de Téhéran devant l'AIEA

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