Syrie

Les Amis de la Syrie échouent à convaincre l'opposition de participer à Genève 2

Ahmad Jarba, à Londres avec les Amis de la Syrie, le 22 octobre 2013.
Ahmad Jarba, à Londres avec les Amis de la Syrie, le 22 octobre 2013. REUTERS/Suzanne Plunkett

C’est un échec. Les onze pays Amis de la Syrie, parmi lesquels la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, n’ont pas réussi à convaincre la Coalition de l’opposition syrienne. Ses membres ne confirment toujours pas leur participation à la conférence de paix Genève 2. La réunion de ce mardi 22 octobre à Londres a toutefois permis de s’entendre sur un point : Bachar el-Assad n’aura pas sa place dans un futur gouvernement de transition en Syrie.

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Il faudra encore patienter quelques jours. La Coalition nationale syrienne l’annonce d’ores-et-déjà, elle confirmera ou non sa participation à Genève 2 dans une semaine. Avant cela, ses membres vont devoir se réunir.

Divisés, certains d’entre eux, à l’image des membres du Conseil national syrien, le plus important groupe de l’opposition, font du départ de Bachar el-Assad un préalable. Si le président syrien ne renonce pas dès à présent au pouvoir, il n’y a aucune chance de les voir à la table des négociations.

→ A (RE)LIRE : Pour Ignace Leverrier, dans la situation actuelle, l'opposition syrienne « n’ira pas à Genève »

D’autres opposants, plus transigeants, suivent les conseils occidentaux. Ils acceptent le dialogue, ils participeront à la conférence de paix en Suisse et feront à ce moment-là pression avec Paris, Londres et Washington. Avec un seul objectif : Bachar el-Assad doit quitter la présidence syrienne.

Le problème est que cette division ne sert pas leurs intérêts. Elle profite pleinement à Damas. Le régime syrien n’hésite pas à la pointer du doigt : les conditions nécessaires à la réussite de Genève 2 ne sont pas réunies, a déclaré Bachar el-Assad. Le président syrien va plus loin. Face à une opposition désunie, il annonce sa participation à l’élection présidentielle de 2014 en Syrie.

Les Etats-Unis, comme la France, se réjouissent pourtant

Toutefois, le secrétaire d’Etat américain se félicite. Selon John Kerry, la Coalition est sur la même longueur d’ondes que les puissances occidentales. Ci-dessous, sa déclaration :

Cette réunion a été positive...

Laurent Fabius

« Soyons très clairs, l’opposition ne dit pas qu’Assad doit quitter le pouvoir avant la tenue des négociations. Ca n’est pas la position de l’opposition. C’est la formule dans laquelle notre processus était enlisé avant que je rencontre le ministre Lavrov, avant que je me sois rendu en Russie.

Mais là, nous nous sommes mis d’accord sur la nécessité de la tenue d’une conférence pour qu’il y ait consentement mutuel. A cet égard, l’opposition a dit que la condition qu’elle posait était de veiller à ce qu’Assad parte. Or c’est justement ce qui se passera si on met en œuvre Genève 1.

Bien entendu, Assad voit les choses autrement. Mais les Russes ont dit qu’ils acceptaient Genève1. La Coalition va se réunir d’ici une semaine et on ne peut pas prédire les décisions qui seront prises. »

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