IRAN/NUCLEAIRE

L'Iran invite l'AIEA à inspecter le site nucléaire d'Arak

Une vue du projet  d'Arak, à 190 km (120 miles) au sud-ouest de Téhéran.
Une vue du projet d'Arak, à 190 km (120 miles) au sud-ouest de Téhéran. Reuters

Suite et fin ce vendredi 29 novembre de la réunion du Conseil des Gouverneurs de l'AIEA, l'Agence Internationale de l'Energie Atomique. L'Iran est naturellement le sujet N°1, après la signature dimanche dernier d'un accord intérimaire entre la République Islamique et les six pays qui négocient avec elle. D'ailleurs, l'Iran a invité l'AIEA à inspecter son site nucléaire d'Arak le 8 décembre prochain.

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L'Iran assure que son site nucléaire d'Arak est destiné à la recherche médicale. En Occident beaucoup en doutent. Ils s'inquiètent des usages militaires de cette future centrale, censée fonctionner un jour avec du plutonium.

Bernard Sitt dirige le CESIM, le Centre d'Etude de Sécurité Internationale et de Maitrise des Armements. Il est septique : « Le plutonium n'a pas de dimension civile. C'est un sous produit qui se trouve dans le combustible usagé de certaine centrale dit plutonigène comme le réacteur d'Arak. L'inconvénient est qu'effectivement disposant de plutonium, on peut vouloir le retraiter et l'utiliser pour fabriquer des armes. »

Le site nucléaire iranien d'Arak est loin d'être achevé et dans l'accord signé à Genève avec les grandes puissances, l'Iran s'est engagé à geler le développement de cette centrale.

Autre geste iranien : la visite prévue le 8 décembre prochain c'est-à-dire deux ans après la dernière inspection de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique.

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