Egypte

Egypte: cafouillages autour de la loi de «règlementation des manifestations»

Ahmed Maher au Caire, le 30 novembre 2013.
Ahmed Maher au Caire, le 30 novembre 2013. REUTERS/Stringer

En Egypte, le parquet a ordonné le lundi 2 décembre la mise en garde à vue pour quatre jours de l’activiste politique Ahmed Maher, fondateur du mouvement protestataire du 6-Avril. Maher avait obtenu la liberté conditionnelle la veille après avoir été accusé « de l’organisation d’une manifestation illégale ». Une affaire qui illustre le « cafouillage » juridique et politique depuis l’adoption le 24 novembre de la loi dite de « règlementation des manifestations ».

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La loi exigeant que les organisateurs d’une manifestation obtiennent le feu vert préalable du ministère de l’Intérieur était - en principe - destinée à réprimer les protestations des Frères musulmans après la levée de l’état d’urgence. Une loi évidemment rejetée par les Frères mais aussi par la plupart des mouvements politiques qui estimaient qu’elle arrivait à un moment inopportun.

Loi inutile

Ils la considéraient d’autant plus inutile que l’arsenal juridique égyptien permet déjà d’infliger de lourdes peines aux manifestants violents. Quoiqu’il en soit, la loi a été adoptée par le président par intérim et immédiatement appliquée. Les premiers à en subir les foudres ont été les mouvements révolutionnaires ou de gauche qui manifestaient contre l’article du projet de Constitution permettant aux tribunaux militaires de juger des civils dans certaines conditions.

Interpellations en série

Résultat, des dizaines de personnes interpellées et placées en garde à vue par le parquet. Des personnes qui ont toutes été libérés lundi sous caution. Toutes, sauf deux des figures de proue de la gauche révolutionnaire.

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