Liban

Attentat à Beyrouth: Hassan Nasrallah accuse l'Arabie saoudite

Le leader du Hezbollah Hassan Nasrallah délivre son discourslors de la fête chiite de l'Achoura, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 14 novembre 2013.
Le leader du Hezbollah Hassan Nasrallah délivre son discourslors de la fête chiite de l'Achoura, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 14 novembre 2013. REUTERS/Khalil Hassan

A Beyrouth, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a prononcé un discours dans lequel il est revenu sur le double attentat contre l'ambassade d'Iran dans la capitale libanaise qui avait fait 25 morts le 19 novembre et avait été revendiqué par un groupe lié à al-Qaïda. Pour Hassan Nasrallah, c'est l'Arabie Saoudite qui est derrière cette attaque meurtrière.

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Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Hassan Nasrallah a qualifié de « préventive » l’intervention du Hezbollah en Syrie aux côtés des troupes de Bachar el-Assad et l’a placée dans le cadre d’une confrontation contre des islamistes extrémistes soutenus par l’Arabie Saoudite.

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Il a accusé le royaume d’être responsable du double attentat-suicide qui a visé l’ambassade d’Iran à Beyrouth le 19 novembre et de manipuler certaines branches d’al-Qaïda dans le monde entier. Le chef du Hezbollah a affirmé que l’intervention de ses combattants en Syrie a permis de protéger la frontière libanaise.

Une intervention du Hezbollah en Syrie « modeste »

« Si nous abandonnons nos responsabilités, les frontières libano-syriennes seraient envahies par des rebelles », a-t-il dit. Hassan Nasrallah a ajouté que des voitures piégées qui ont explosé dans des fiefs du Hezbollah ces derniers mois sont entrées au Liban à partir de Yabroud et de Nabak, dans le bastion rebelle du Qalamoun, non loin de la frontière libanaise.

Qualifiant de « modeste » la participation de ses combattants en Syrie, le chef du Hezbollah a néanmoins reconnu que ses troupes sont actives sur les fronts autour de Damas, dans la province centrale de Homs et dans les régions limitrophes au Liban. Hassan Nasrallah a assuré que la chute du régime syrien par des moyens militaires est impossible. Selon lui, des pays comme la Turquie ou le Qatar procèdent à une réévaluation de leurs positions, après l’échec de leur pari en Syrie.

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