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Irak

Irak : les heurts se poursuivent à Ramadi, dans l’ouest du pays

Des opposants incendient un véhicule militaire lors des heurts à Ramadi, le 31 décembre 2013.
Des opposants incendient un véhicule militaire lors des heurts à Ramadi, le 31 décembre 2013. REUTERS/Ali al-Mashhadani
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En Irak, les tensions entre la minorité sunnite et la majorité chiite qui contrôle le pays se poursuivent. Il y a eu de nouveaux accrochages mercredi 1er janvier dans la ville de Ramadi, dans l’ouest du pays. En début de semaine, l'armée irakienne y avait mené une opération contre des protestataires sunnites faisant au moins 13 morts. Le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, est revenu mercredi sur sa décision de la veille de retirer l'armée des villes de la province d'al-Anbar et a affirmé qu'il enverrait au contraire des renforts militaires.

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Selon des sources présentes à Ramadi, les affrontements se poursuivent entre les forces de sécurité et des hommes armés. Plusieurs commissariats ont été incendiés ce mercredi ainsi que des véhicules militaires.

Lundi, les forces irakiennes ont lancé une vaste opération à Ramadi afin de démanteler un camp de protestation antigouvernemental. Les sunnites irakiens s'estiment maltraités par le pouvoir chiite du Premier ministre Nouri al-Maliki. A l'inverse, ce dernier affirme être en guerre contre la mouvance al-Qaïda, qui est à l'origine de nombreuses attaques dans le pays. Et en pratiquant l'amalgame entre sunnites et terroristes, le chef du gouvernement irakien risque tout simplement de pousser de plus en plus de sunnites à se radicaliser.

Un engrenage infernal qui a provoqué la colère d'une quarantaine de députés irakiens. Cette semaine, ils ont menacé de démissionner pour protester contre l'offensive de Ramadi. Nouri al-Maliki leur a répondu en annonçant que l'armée se retirerait prochainement des villes de la province sunnite d'al-Anbar. Mais c'est bien dans ces localités et notamment à Ramadi que l'on se bat encore à l'heure qu'il est.

Et ce mercredi, le Premier ministre est revenu sur sa décision et a affirmé qu’il n’allait finalement plus retirer les soldats et qu’il enverrait plutôt des renforts militaires dans la région d’al-Anbar pour faire face à l’escalade de la violence, a rapporté la télévision d’Etat.

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