ONU / Syrie

Syrie: la conférence de paix de Geneve 2 semble à nouveau compromise

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon (d) et le président iranien Hassan Rohani, à New York, le 26 septembre 2013.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon (d) et le président iranien Hassan Rohani, à New York, le 26 septembre 2013. REUTERS/Eric Thayer/Files

L'Iran est au cœur d'un contentieux diplomatique entre d'une part l'ONU, et d'autre part les Etats-Unis et l'opposition syrienne. Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a surpris dimanche, en invitant Téhéran à participer à la conférence de Genève 2 qui doit s'ouvrir le 22 janvier prochain. Une invitation contestée et par Washington et par l'opposition syrienne en exil. Cette dernière à tout simplement annoncé qu'elle prendrait une décision sur sa participation après la prochaine conférence de presse de Ban Ki-moon. Des discussions de la dernière chance sont en cours pour tenter de sauver Genève 2. Ban Ki-moon s’est dit « consterné » par la controverse.

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L'invitation à l'Iran par le secrétaire général de l'ONU bouleverse la donne à deux jours d'une réunion déjà reportée à de nombreuses reprises. La Coalition nationale syrienne (CNS), mouvement d'opposition très composite, avait déjà eu du mal à se résoudre au rendez-vous de Genève face à un régime inflexible. Bachar el-Assad ne manquant pas une occasion de rappeler sa détermination à se maintenir au pouvoir.

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C'était sans compter sur la participation iranienne, un pays qui n'a pas adhéré aux conclusions de Genève 1 et qui, pour l'heure, n'accepte pas le préalable d'un gouvernement de transition en Syrie excluant son président.

Le bras de fer se poursuit donc : derrière la coalition de l'opposition syrienne, l'Arabie saoudite est vent debout contre les Iraniens. Depuis le début, les Russes, eux, souhaitent les faire entrer dans le jeu et martèlent aujourd'hui que leur absence serait une erreur impardonnable.

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Or, les opposants syriens déplorent l'appui de l'Iran aux forces de Bachar, directement et indirectement, à travers l'alliance avec les combattants chiites libanais du Hezbollah.
Washington, Londres et Paris semblent pris de court par ces derniers développements. C'est un peu le retour à la case départ.

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