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Libye / Egypte

Libye: cinq diplomates égyptiens enlevés à Tripoli en 24heures

Policiers libyens devant l'ambassade d'Egypte à Tripoli après l'enlèvement de cinq diplomates égyptiens, le 25 janvier 2014.
Policiers libyens devant l'ambassade d'Egypte à Tripoli après l'enlèvement de cinq diplomates égyptiens, le 25 janvier 2014. AFP PHOTO MAHMUD TURKIA
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Cinq membres de l'ambassade égyptienne ont été enlevés en moins de 24 heures à Tripoli. Le ministre libyen de la Justice, Salah al-Marghani, annonce que les services de sécurité de son pays sont en contact avec les ravisseurs pour obtenir leur libération. Les preneurs d'otages exigent la libération d’un chef de milice arrêté au Caire. L’Egypte a d'ailleurs décidé d'évacuer l'ensemble de son ambassade dans la capitale libyenne et de son consultat à Benghazi.

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Premier acte, le chef de la Chambre d’opérations des révolutionnaires de Libye, CORL,est arrêté au Caire. Deuxième acte, dans la foulée vendredi, un premier diplomate égyptien est enlevé devant son domicile de Tripoli. Samedi, ce sont quatre autres diplomates égyptiens qui subissent le même sort.

Pendant 48h, les membres de la Chambre d’opération des révolutionnaires de Libye nient être derrière ces enlèvements qui, selon eux, n’ont rien à voir avec l’arrestation en Egypte de leur chef, Abou Obeida (qui avait combattu le régime de Mouammar Kadhafi en 2011).

Mais samedi soir, en direct sur la chaîne al-Arabiya, un des ravisseurs a conditionné la libération des Egyptiens à celle du chef de la milice. Il a donné 24h aux autorités égyptiennes pour le libérer.

La Chambre d’opération des révolutionnaires est une milice soupçonnée d’être derrière l’enlèvement pendant quelques heures du Premier ministre libyen, Ali Zeidan, en octobre dernier.

→A(RE)LIRE: Libye: pourquoi le Premier ministre Ali Zeidan a-t-il été enlevé?

Pourtant, le chef de cette milice avait été nommé directement par le président du Congrès qui avait d’ailleurs appelé ce groupe armé à venir sécuriser la capitale l’été dernier. Une brigade théoriquement légale donc mais, qui comme tant d’autres en Libye, n’obéit qu’à sa propre hiérarchie et fait la loi dans un pays de plus en plus instable.
 

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