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SYRIE

Syrie: les résistances rebelles se sont effondrées à Yabroud

Vue de la ville de Yabroud, le 15 mars 2014.
Vue de la ville de Yabroud, le 15 mars 2014. REUTERS/SANA/Handout
Texte par : RFI Suivre
4 mn

En Syrie, la victoire de l'armée syrienne à Yabroud semble ne plus faire aucun doute. Des combats acharnés avaient encore lieu, samedi 15 mars, dans ce bastion rebelle de la province de Damas, mais la supériorité de l'armée syrienne aidée par le Hezbollah libanais, ne fait aucun doute.

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Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

La situation des rebelles syriens à Yabroud, leur dernier bastion non loin de la frontière libanaise, est difficile voire désespérée, selon des experts indépendants à Beyrouth. L’occupation des principales collines surplombant la ville par l’armée syrienne et les combattants du Hezbollah place une grande partie de Yabroud à portée de fusil. La prise de ces hauteurs a accéléré l’avancée des troupes régulières et de leurs alliés, qui ont pénétré de plusieurs centaines de mètres à l’est et au nord-est. Le plus grand hôpital de campagne et des rebelles et des bases importantes de l’opposition armée ont été occupés.

De nombreux chefs militaires rebelles ont été tués, dont le numéro 2 du Front al-Nosra, la branche d’al-Qaïda d'Abou Azzam al-Koweïti. Des divergences sont apparues entre ceux qui veulent se retirer d’une ville devenue indéfendable et ceux qui veulent se battre jusqu’au bout. Certaines unités rebelles ont déjà opéré un retrait vers Talfita et Rankous, les deux dernières bourgades encore aux mains des rebelles dans cette région montagneuse du Kalamoun, adossée à la frontière libanaise. Tous ces facteurs font qu’une contre-offensive rebelle est pratiquement impossible, surtout que l’armée syrienne et le Hezbollah déploient une importante puissance de feu.


■ Décryptage

Antoine Basbous

La prise de Yabroud, une perte importante pour les rebelles à l'aube de la quatrième année du conflit, a été confirmée par les médias d'Etat syriens ce dimanche 16 mars. Selon Antoine Basbous, directeur de l'Observatoire des pays arabes, cette conquête était inéluctable au vu du rapport de force entre les belligérants. D'un côté : une opposition majoritaire mais totalement désorganisée sur le plan militaire et politique. De l'autre : des forces structurées et solidaires, qui disposent des moyens de l'Etat syrien, du Hezbollah et de toute l'internationale chiite. « L'Iran joue le chef d'orchestre et distribue les rôles, assure Antoine Basbous. Evidemment, des brigades internationalistes du Hezbollah, des chiites irakiens de Abou Fadel al-Abbas et d'autres sont là pour soutenir cette armée rachitique qu'est celle d'Assad, après tant de défections et trois années de guerre continue. »

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