Syrie

Syrie: Damas célèbre la prise de Yabroud, les rebelles minimisent

Les militaires fidèles au régime défilent triomphants dans les rues de Yabroud, ce lundi 17 mars.
Les militaires fidèles au régime défilent triomphants dans les rues de Yabroud, ce lundi 17 mars. REUTERS/SANA

Depuis trois ans que le conflit dure, on a cru à certains moments qu'il allait flancher. Mais Bachar el-Assad est toujours en poste... et il est même bien parti pour y rester. Le régime marque des points avec la reprise de la cité de Yabroud, au nord de Damas, dimanche 16 mars. Les forces gouvernementales se préparent à poursuivre leur effort.

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« Après 33 jours d'offensives militaires, les troupes du régime appuyées par des combattants du Hezbollah et des combattants de comités populaires ont effectivement réussi à prendre la ville de Yabroud », confirme Amer Al Qalamouni, porte-parole d'un réseau d'information militant.

Mais pour lui, la prise se limite à Yabroud et rien d'autre. « Les troupes du régime n'ont pas les moyens d'avancer davantage, assure-t-il. La majeure partie de cette région du Qalamoune, où se trouve la ville de Yabroud, est toujours sous le contrôle des révolutionnaires. » Il insiste sur le fait que cette cité ne serait pas le seul fief rebelle dans le secteur et que la plupart des habitants avaient fui dès les premiers jours pour ne pas tomber entre les mains des forces de Bachar el-Assad.

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Bachar l'indétronable

Dans ce contexte,  les autorités syriennes viennent de modifier la loi électorale, à un peu plus de trois mois de l'élection présidentielle, pour que Bachar el-Assad puisse encore briguer deux mandats de sept ans.

« Il y a une volonté internationale de laisser la Syrie dans cette situation, regrette Samar Yazbek, opposante et écrivaine syrienne. Si les grandes puissances voulaient vraiment en finir avec Bachar el-Assad, il aurait été destitué depuis bien longtemps. Si les puissants de ce monde voulaient que l’opposition soit unie, elle le serait également. Mais ils préfèrent laisser la Syrie être détruite. »

« Lorsqu’enfin ils décideront de mettre fin au pouvoir de Bachar el-Assad, estime Samar Yazbek, ils le feront. Comme ils l’ont fait avec Saddam Hussein. Saddam Hussein a commis des crimes de guerre à Halabja pourtant, après cela, ils l’ont laissé plus d’une décennie au pouvoir… »

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