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Syrie

Syrie: les rebelles se préparent à quitter Homs

Dans une rue de Homs (Syrie), le 14 février 2014.
Dans une rue de Homs (Syrie), le 14 février 2014. REUTERS/Yazan Homsy
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Les négociations sur le retrait des rebelles de Homs seraient entrées dans leur phase finale. Le gouverneur de la province et les rebelles ont confirmé que la trêve en vigueur depuis vendredi était maintenue et que les discussions entamées il y a deux mois étaient en bonne voie.

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Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Le succès de la trêve entre l’armée syrienne et les rebelles entrée en vigueur vendredi 2 mai à Homs a permis la conclusion d’un accord portant sur l’évacuation de la ville par les opposants armés. Un représentant des Nations unies qui a assisté à la signature se portera garant de l’accord dont l’exécution doit commencer ce lundi.

L’armée syrienne ouvrira un corridor sécurisé pour permettre le retrait de plusieurs centaines de rebelles vers le nord de la province de Homs, où ils contrôlent encore quelques localités. Les combattants de l’opposition pourront conserver leurs armes légères et seront transportés dans une trentaine d’autobus affrétés par l’armée régulière. Plusieurs dizaines de rebelles ont préféré rester dans la ville, profitant d’une offre d’amnistie offerte par les autorités.

L’exécution de cet accord d’évacuation permettra à l’armée syrienne de reprendre le contrôle de la totalité de Homs, la troisième ville du pays. Il s’agit d’un succès pour le régime intervient à un mois de l’élection présidentielle pour laquelle le président Bachar el-Assad s’est porté candidat.

En contrepartie de l’évacuation des quartiers assiégés de Homs, les rebelles se sont engagés à ouvrir un corridor sécurisé pour acheminer des vivres vers les villes pro-régime de Nobbol et Zahra dans la province d’Alep, encerclée par les rebelles depuis près de deux ans.

« Je pense que le régime va violer cet accord »

Ami Ibrahim, porte-parole de l'ONG Réseau syrien pour les droits de l'homme a bon espoir qu'un accord sera conclu rapidement, mais doute de la sincérité du régime.

« Il y a effectivement des négociations entre les rebelles et le régime pour évacuer la vieille ville de Homs. Car les rebelles détiennent un responsable iranien, que le régime souhaite voir libéré. De leur côté, les rebelles veulent sortir de la vieille ville parce qu'ils sont quotidiennement bombardés, leurs vies sont menacées et beaucoup ont faim. Ils ont besoin de nourriture, mais aussi d'aide médicale, car il y a de nombreux blessés à l'intérieur du quartier.

Le problème c'est qu'il sera très difficile de contrôler ou de surveiller le retrait des rebelles. En tant qu'ONG nous estimons que le Comité international de la Croix-Rouge n'a jamais réussi à obtenir un accord en Syrie, ni à trouver une solution dans n'importe quel dossier en réalité. Je pense que le régime va violer cet accord et qu'il trompera les rebelles comme il l'a fait précédemment avec les Nations unies. Le régime fera tout pour libérer cet officier. Une fois qu'il aura obtenu ce qu'il veut, il reviendra bombarder, tuer et détruire ce quartier ».

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