Yémen

Yémen: un Français tué par balles à Sanaa

La voiture des deux Français, dont l'un a été tué, à Sanaa, ce 5 mai 2014.
La voiture des deux Français, dont l'un a été tué, à Sanaa, ce 5 mai 2014. REUTERS/Mohamed al-Sayaghi
Texte par : RFI Suivre | AFP
3 mn

Un Français a été tué et un autre blessé par balles ce lundi 5 mai lorsque des hommes armés ont tiré en direction de leur voiture, dans le quartier diplomatique du sud de la capitale yéménite. Selon nos informations, l'homme abattu était un employé d'une société de sécurité auprès de la représentation de l'UE.

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Selon nos informations, les deux Français pris pour cible sont des employés d'une société de sécurité privée, Argus, une entreprise qui travaille notamment à la protection de la représentation de l'Union européenne dans la capitale yéménite.

Les deux hommes circulaient dans une voiture portant la plaque d'immatriculation diplomatique européenne. C'est alors que des hommes armés ont ouvert le feu, tuant l'un des deux ressortissants français, blessant le second et blessant aussi le chauffeur yéménite qui conduisait le véhicule.

Aucune information n'est encore disponible sur la gravité des blessures de ce dernier. En revanche, le ressortissant français blessé se trouverait dans un « état sérieux » mais son pronostic vital ne serait plus engagé, selon une source diplomatique jointe par RFI.

Ce soir, François Hollande et le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, ont condamné « avec la plus grande fermeté » ces actes de violence. « En liaison avec les autorités yéménites, les services de l'État mettront tout en œuvre pour que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet acte odieux et que ses auteurs soient rapidement identifiés », promet François Hollande dans un communiqué.

Multiplication des enlèvements d'étrangers

Depuis qu'al-Qaïda s'est développée dans la région et a fait du Yémen une de ses bases principales, on ne compte plus les affrontements violents avec l'armée yéménite, mais aussi les conflits entre communautés rivales. La population yéménite paie un lourd tribut, mais elle n'est pas la seule.

Il ne fait pas bon être étranger au Yémen. Les membres du personnel diplomatique sont de plus en plus souvent la cible d'attaques perpétrées par des hommes armés à Sanaa, la capitale. En avril, un diplomate allemand a été blessé en échappant à ses agresseurs qui tentaient de l'enlever, non loin d'ailleurs des locaux de l'ambassade d'Allemagne. Deux Britanniques et un Allemand ont en revanche été enlevés en janvier et février derniers. Al-Qaïda détient également un enseignant sud-africain qu'elle menace d'exécuter si une rançon n'est pas versée.

Le réseau retient aussi un diplomate saoudien, Abdallah al-Khalidi, enlevé en mars 2012 à Aden, dans le sud du pays. Selon des sources tribales, des membres d'al-Qaïda détiennent aussi un diplomate iranien, Nour-Ahmad Nikbakht, enlevé en juillet 2013 à Sanaa. Le mois dernier, un ressortissant russe a eu plus de chance : il a abattu deux hommes armés qui tentaient de l'enlever dans la capitale.

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